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Paris, le 13 Décembre 2002

     
    IS-TP : les motifs de la non-qualité

    Comme la plupart des nouveautés qui se mettent actuellement en place dans le paysage DGI, c'est dans la précipitation que la DG a diffusé en début décembre dans les services, une nouvelle version du logiciel ISTP-BDRP. Celle-ci est censée gérer les dégrèvements TP directement à partir des bases d'imposition initiales. Censée seulement car il faut malgré tout continuer d'enregistrer la demande contentieuse dans ILIAD-Contentieux.

    Mais ce n'est pas le moindre des problèmes car comme nous l'indique un adhérent-utilisateur, cela s'est fait sans information préalable, sans expérimentation, sans formation ni explication. De plus, comme l'indique une note " URGENTE " de la Centrale en date du 10 décembre, un " bug " rend l'application inapte aux dégrèvements pour les entreprises cessées et les ordonnancements ne peuvent être effectués.

    Qui est responsable ? Les développeurs informatiques ? les services de qualification ? les CSI ?

    A notre avis, rien de tout ça !

    A l'occasion du groupe de travail sur le contrat d'objectifs et de moyens du 11/12, le SNUI a soulevé les problèmes récurrents liés aux multiples dysfonctionnements informatiques auxquels doivent faire face les agents, en évoquant entre autres le cas d'IS-TP.

    Pour le SNUI, ce sont bien les calendriers imposés " d'en haut " qui ne permettent pas de faire face à l'ensemble des charges, surtout dans un contexte de suppressions d'emplois. Non seulement l'intendance ne suit pas (formation, information, soutien technique), mais en plus, les " décideurs " administratifs gèrent ces calendriers dans l'absolu, sans même tenir compte des échéances.

    Ainsi, cette version d'IS-TP arrive au moment même où les rôles viennent de sortir et donc où les réclamations à traiter sont les plus nombreuses et les plus urgentes.

    En matière d'informatique, la DGI accumule les mauvais points et ce sont les agents et le service public qui en font les frais. Ce ne sont ni les enquêtes de satisfaction, ni la certification tous azimuts qui va régler les problèmes de calendriers trop serrés ou de services surchargés.

    Pour l'instant, les agents qui gèrent la TP n'ont d'autres solutions que d'attendre la livraison des versions corrigées d'IS-TP (la première étant prévue le 20/12) et d'assumer les interpellations des contribuables. Et sur cette performance-là, est-ce que la DGI va communiquer ?

    La qualité de service, au-delà des mots, reste une réalité peu perceptible pour les agents.

 

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