IS-TP :
les motifs de la non-qualité
Comme la plupart des
nouveautés qui se mettent actuellement en place dans le
paysage DGI, c'est dans la précipitation que la DG a
diffusé en début décembre dans les services,
une nouvelle version du logiciel ISTP-BDRP. Celle-ci est
censée gérer les dégrèvements TP
directement à partir des bases d'imposition initiales.
Censée seulement car il faut malgré tout continuer
d'enregistrer la demande contentieuse dans
ILIAD-Contentieux.
Mais ce n'est pas le moindre des
problèmes car comme nous l'indique un
adhérent-utilisateur, cela s'est fait sans information
préalable, sans expérimentation, sans formation ni
explication. De plus, comme l'indique une note
" URGENTE " de la Centrale en date du 10
décembre, un " bug " rend l'application inapte
aux dégrèvements pour les entreprises cessées
et les ordonnancements ne peuvent être
effectués.
Qui est responsable ? Les
développeurs informatiques ? les services de
qualification ? les CSI ?
A notre avis, rien de tout
ça !
A l'occasion du groupe de travail
sur le contrat d'objectifs et de moyens du 11/12, le SNUI a
soulevé les problèmes récurrents liés
aux multiples dysfonctionnements informatiques auxquels doivent
faire face les agents, en évoquant entre autres le cas
d'IS-TP.
Pour le SNUI, ce sont bien les
calendriers imposés " d'en haut " qui ne
permettent pas de faire face à l'ensemble des charges,
surtout dans un contexte de suppressions d'emplois. Non seulement
l'intendance ne suit pas (formation, information, soutien
technique), mais en plus, les " décideurs "
administratifs gèrent ces calendriers dans l'absolu, sans
même tenir compte des échéances.
Ainsi, cette version d'IS-TP
arrive au moment même où les rôles viennent de
sortir et donc où les réclamations à traiter
sont les plus nombreuses et les plus urgentes.
En matière d'informatique,
la DGI accumule les mauvais points et ce sont les agents et le
service public qui en font les frais. Ce ne sont ni les
enquêtes de satisfaction, ni la certification tous azimuts
qui va régler les problèmes de calendriers trop
serrés ou de services surchargés.
Pour l'instant, les agents qui
gèrent la TP n'ont d'autres solutions que d'attendre la
livraison des versions corrigées d'IS-TP (la
première étant prévue le 20/12) et d'assumer
les interpellations des contribuables. Et sur cette
performance-là, est-ce que la DGI va communiquer ?
La qualité de service,
au-delà des mots, reste une réalité peu
perceptible pour les agents.