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Après un simulacre de concertation, passant outre le fort message envoyé par des centaines de milliers de manifestants le 1er février dernier, le gouvernement a clairement fait connaître par les déclarations de F. Fillon et de J.-P. Delevoye quelles étaient ses réelles intentions sur le dossier de l'avenir des retraites. Il souhaite dès le mois de mai établir le projet de Loi pour un vote en session extraordinaire au parlement pendant les vacances. Il n'envisage que des mesures régressives conduisant à une dégradation des retraites du privé et du public, qui déboucheront sur la remise en cause des principes de la répartition et ouvriront la voie aux logiques des fonds de pensions. Il projette donc un véritable changement de système : c'est le principe de solidarité qui est visé, répondant ainsi aux exigences du Medef. Il s'attaque profondément aux principes du Code des pensions. Il se refuse à engager de véritables négociations sur les revendications exprimées par les salariés du privé comme du public. D'autres choix sont possibles et ils s'appuient sur une répartition plus juste des richesses. Après celle du 1er février une nouvelle mobilisation de tous, dans l'unité, est nécessaire pour une défense et une amélioration des retraites
Les organisations syndicales de la DGI SNUI-FDSU et SNADGI-CGT appellent les agents des impôts à s'engager pleinement dans la journée de grève et de manifestations du 3 avril pour la défense de l'emploi, des retraites, du pouvoir d'achat et des services publics.
Le 21 mars 2003. |
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