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Mardi 9 Octobre 2001

EVOCATION DES APPELS DE NOTATION AU PLAN NATIONAL : LES MASQUES TOMBENT !

 

La " commission d'évocation ", première du genre à siéger pour les contrôleurs de 1ère classe a été suspendue le 4 octobre 2001 par les élus en CAPN. L'audience demandée a eu lieu le 9 octobre. Les conditions de la défense des agents n'ont pas progressé, mais cette réunion vérité a eu le mérite de clarifier les choses.

La Direction Générale et les bureaux nationaux du SNADGI-CGT et du SNI-CFDT considèrent que le bilan des CAP Locales est positif, même s'ils conviennent que des réglages s'imposent. C'était une année de rodage ou d'apprentissage, mais les avancées sont bien là, statistiques à l'appui.

Pour le SNUI, la réalité est toute autre !

L'habillage statistique est une chose, et à la DGI on sait ce que les chiffres veulent dire, l'incompréhension, l'injustice et le mépris sont autre chose.

Certes, les élus du SNUI en CAP Locale ont tout fait pour rétablir l'équité, luttant pied à pied face à une parité administrative qui ne leur apportait pas de réponses crédibles.

Mais tout cela est très loin d'être satisfaisant. Au delà des statistiques qui affichent des résultats positifs en CAP Locales, rien ne démontre que les agents aient été mieux traités qu'avant. Pour nous, les 474 demandes d'évocations ne sont pas le fait d'automatismes, mais bien l'expression du malaise persistant après des réunions locales où le dialogue n'a rien résolu. Les extraits des procès-verbaux, transmis à la Direction Générale avant d'avoir reçu l'aval des élus -et pour cause - sont révélateurs. Ils ne constituent pas une base sérieuse de réexamen des dossiers. Nous l'avons redit à la Direction Générale.

Le SNUI était sans illusion sur la commission " Canada Dry ", et si aujourd'hui les élus vont tenter coûte que coûte d'assurer la défense des dossiers, la volonté de la Direction Générale de ne pas faire vivre ce type de commissions est manifeste.

Aujourd'hui, en constatant le blocage voulu par la Direction Générale, les élus nationaux du SNUI ressentent avec la même amertume que les élus locaux la difficulté de faire prendre en compte la valeur humaine face à l'arbitraire technocratique.

Comme eux, ils iront jusqu'au bout.

 

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