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13/11/2002

 

Congé de fin d'activité :

la précipitation n'est pas bonne conseillère

 

 

Dans la précipitation, seulement quelques jours après la proposition du ministre de la fonction publique, le parlement a voté un amendement instituant la mise en extinction progressive dès 2003 du congé de fin d'activité.

 

 

L'ensemble des agents de la Direction Générale des Impôts est particulièrement choqué par cette réforme en cours, car elle intervient sans aucun dialogue social, quand dans le même temps, le gouvernement annonce l'ouverture de discussions sur les retraites au cours du premier semestre 2003.

 

D'autre part, le CFA répond à une attente des agents dont le nombre des bénéficiaires potentiels va en diminuant . En effet les conditions actuelles imposent d'avoir atteint 37,5 années de cotisations à 58 ans ou 40 années à 56 ans pour l'accès à ce congé alors que de plus en plus d'agents ne réuniront pas les conditions de durée de cotisations avant l'âge de 60 ans, date de départ obligatoire en retraite dans le cadre du CFA.

 

Le SNUI juge cette réforme injuste car en plus de voir l'extinction du CFA programmée, elle crée des distorsions entre les agents et renie le fondement du CFA qui devait permettre le recrutement de jeunes agents à égalité des départs en retraite dans le cadre d'un pacte de solidarité entre les générations.

 

Pour le SNUI, toute réforme du CFA doit faire l'objet d'une concertation avec les organisations syndicales et doit être incluse dans les discussions devant s'ouvrir sur l'avenir de l'ensemble des retraites. Cette absence de dialogue augure mal de la concertation qui devrait avoir lieu début 2003 sur les retraites.

 

 

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