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Mardi 14 novembre 2000

Conservations des hypothèques : Enfin...

 

L'administration a consenti le 7/11 à réunir les organisations syndicales. Prévue à l'origine pour discuter de FIDJI, le SNUI avait prévenu que de nombreux autres sujets devaient être abordés lors de cette réunion. Le dossier préparatoire nous a donné raison : la situation des CH est particulièrement préoccupante et elle continue toujours à se dégrader.

Sachant que les bonnes conditions de mise en place de FIDJI en dépendent, le SNUI a demandé que le point d'étape soit reporté pour ne se concentrer que sur cette situation dégradée.

Car depuis 10 ans, les charges n'ont cessé d'augmenter (plus 22%) alors que les CH ont vu leurs effectifs diminuer (- 1,2%). Les plans de soutien successifs depuis 1998 correspondent d'ailleurs au volume d'emplois supprimés. Malgré ces plans, la situation continue à se dégrader et FIDJI n'en est qu'à son début de généralisation.

Pour le SNUI, il n'y a pas 36 solutions : il faut créer des emplois au TGE et notamment dans les CH qui connaissent le plus de difficultés.

En réponse, l'administration a été claire. C'est un refus catégorique. Elle estime qu'il reste encore des marges de progrès importantes en terme de productivité.

Le SNUI voit dans cette réponse dilatoire, un mépris à destination de l'ensemble des agents des CH.

Car les pratiques opérées pour augmenter cette productivité sont inacceptables dans de nombreuses CH. De plus, elles sont couvertes par l'administration !! Elles s'apparentent plus à une gestion de type productiviste (affichage des objectifs hebdomadaires, statistiques individuelles et journalières, etc) qu'à une gestion d'un véritable service public. Les conséquences se vérifient déjà par des conditions de travail particulièrement difficiles, voir une pression insupportable sur les agents.

L'administration ayant répondu par la négative à la demande des OS, elle a continué sur les autres sujets comme si de rien n'était.

3 heures lui ont suffi pour aborder les points aussi importants que la formation professionnelle, l'organisation du travail, les "expérimentations" (étude sur les problèmes rencontrés en 2ème main). De ces 3 heures, il ressort... des rappels de recommandations à destination des DSF et CH qui ne correspondent en fait à aucune avancée.

En bref, rien n'est sorti de cette réunion qui ressemblait fortement à un "dialogue social" alibi que le SNUI dénonce par ailleurs. Osons espérer que le prochain groupe d'études prévu en janvier sera totalement différent!!

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