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30 Juin 2000

 

Groupe de travail CNRT

 

Cette réunion portait sur l'expérimentation réversible d'un centre d'appel téléphonique national à la DGI.

En préambule de cette réunion le SNUI au nom d'une partie des organisations syndicales (SNUI, CGT, FO et CFDT) a lu la déclaration ci-jointe.

A l'issue de cette lecture et de quelques précisions de la part de chaque O.S., nous avons quitté la salle. Seuls la CGC, la CFTC et le SNAPI sont restés alors que Monsieur Gibrat responsable du projet semblait vouloir lui aussi suspendre la séance.

Nous lui avons donné rendez-vous au CTPC du 4 Juillet au cours duquel il ne saurait être question d'avaliser un quelconque projet de protocole d'accord sur quelque sujet que ce soit.

Plus que jamais nous nous devons de rappeler à l'Administration qu'elle a été disqualifiée il y a trois mois et qu'en conséquence elle se doit d'en tirer les leçons.

Déclaration :

" Vous nous invitez aujourd'hui à participer à votre réunion de travail sur l'expérimentation réversible d'un Centre d'appel national à la DGI.

Le 6 juin 2000, lors de la première réunion, les OS. vous ont présenté leurs remarques, leurs réserves, leurs propositions, et leurs objections dans un souci de dialogue constructif. Elles vous avaient également posé des questions précises sur des sujets tels que les conditions de travail, la gestion des agents ou la réalité d'un véritable service supplémentaire aux usagers.

A la lecture des documents préparatoires envoyés trois jours avant la réunion (certains la veille!), nous n'avons pas trouvé, les réponses aux questions pourtant précises que nous vous avions posées. De plus, aucune de nos objections n'a été prise en compte, comme si la réunion du 6 juin n'avait pas eu lieu.

Nous constatons toujours qu'il n'y a pas de réflexion globale sur la mission d'accueil physique et téléphonique.

De même qu'il n'y a rien sur les limites des missions et des compétences du centre d'appel ni sur les empiétements possibles de cette structure sur les services de base.

Rien non plus sur le temps de travail individuel, sur le temps de pause, sur la rémunération.

Par contre, beaucoup sur les plages horaires libéralement élargies "que vous qualifiez d'ambitieuses", sur l'ouverture du service le samedi, beaucoup sur les idéologies de la mission 2003, beaucoup sur les statistiques.

Nous constatons à cette étape, que le dialogue social proposé par le Ministre n'est pas au rendez-vous, n'a t-il pas dit lui même le 28 Avril : " en matière de dialogue social, l'écueil serait la bousculade, qui, en général, n'amène rien de bon, surtout dans des domaines complexes où la réalité humaine et technique doit être prise en compte ".

Dans les conditions aujourd'hui proposées, nous vous demandons d'abandonner le projet d'expérimentation sur la mise en place d'un centre national d'appel à la DGI "

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