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Paris, le 28 novembre 2000
Après avoir rappelé la nécessité d'apporter un soutien clair aux agents du CDI de Cayenne et en particulier au gardien/concierge suite au saccage de la semaine dernière, le SNUI a d'entrée abordé le sujet de l'emploi. Après avoir dénoncé une politique restrictive continue, il a rappelé ses exigences en la matière avec la mise en place de la RTT, le besoin de combler rapidement le déficit en cadre C après le mouvement complémentaire catastrophique au 01/01/2001, la nécessité d'une gestion prévisionnelle des emplois forte pour les années à venir en anticipant sur le recrutement et la formation. Il a souligné l'importance de se donner les moyens de reconstituer des marges de gestion de la DGI. Le SNUI a rappelé ses craintes sur l'organisation de la future DGE et des moyens prévus mais aussi sur les nouvelles structures que sont les DIRCOFI (menaces sur les antennes, suppressions/regroupement de structures telles que les BEP...). Il a dénoncé les réorganisations à coût nul là où la situation nécessite à l'évidence un renforcement des moyens (CDI du Lamentin en Guadeloupe, CDI de Meru dans l'Oise, concentration de CDI sur Paris...) ainsi que l'évolution des CSI (800 suppressions en 2 ans) alors qu'on annonce des chantiers importants (NSI, CFU...). Après avoir posé l'emploi comme condition sine qua non d'une politique ambitieuse à la DGI, le SNUI a rappelé que les divergences de vue sur la question pouvaient être facteur de radicalisation. Le SNUI est aussi revenu sur le problème des indemnités kilométriques pour lequel les agents sont toujours dans l'attente d'une réponse de l'administration, en indiquant qu'à défaut, les véhicules personnels ne seraient bientôt plus utilisés pour le service. Enfin le SNUI a demandé l'abandon de la note de référence que personne ne souhaite en dehors de l'administration et qu'il convenait de ne pas ajouter aux multiples réformes ou expériences en cours ou à venir. Pour le SNUI, les réponses du Directeur Général ont été elliptiques et succinctes sur tous les sujets essentiels aux organisations syndicales et aux agents quand elles n'ont pas été repoussées à plus tard. Emplois, RTT, postes vacants, réformes, qualifications, notation,... autant de sujets qui n'ont pas donné lieu à des réponses à la hauteur des exigences. Le Directeur a avancé un nouveau calendrier prévisionnel de réunions pour les 6 mois à venir sur de nombreux sujets mais n'a que 4,5 millions de F de crédits d'auxiliaires pour la RIF pour répondre au problème des quelques 520 postes C non pourvus. A 12H30, les organisations syndicales ont unanimement décidé de quitter la séance après avoir procédé au vote sur la situation de l'emploi à la DGI. Elles se sont toutes prononcées contre le projet de l'administration.
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