
| |
Vendredi 28 Avril 2000
CTPM du 28 Avril 2000
"OPERATION DEMINAGE"
Face aux fédérations syndicales, Monsieur Fabius a
voulu reprendre la pensée réformatrice de DSK, mais en
essayant de réduire le nombre des projets de modernisation et
de les rendre plus raisonnables.
- La réflexion se situe désormais dans un cadre de
maintien des administrations actuelles.
- Les concepts d'interlocuteur fiscal unique et d'interlocuteur
économique unique sont repris, mais la base de travail
prioritaire est une informatique partagée et des
expérimentations à discuter, à suivre et
à évaluer.
Au stade du discours, les mots se sont voulus rassurants et un
changement net de méthode a été affiché.
Pourquoi a-t-il fallu qu'en fin de parcours, une fois le ministre
parti, un texte prétendant faire la synthèse des
débats ait traité de sujets non évoqués
dans la matinée, même si l'on sait qu'ils font l'objet
d'expériences ?
Pourquoi en particulier n'avoir rien entendu de la part de M.
Fabius sur une expérience de rapprochement entre CDI et
recettes des Impôts, alors que le texte en fait
expressément mention ?
Pourquoi M. Fabius n'a-t-il rien dit du centre d'encaissement pour
la DGCP et du centre de renseignements
téléphonés pour la DGI, éléments
que cite précisément le texte ?
Qui croire ? Le ministre préoccupé par la
restauration d'un climat de confiance ou le rédacteur du texte
remis en fin de séance ?
L'opération déminage, du fait de ce contre-pied
final va nécessiter des précisions rapides, faute de
quoi elle va s'avérer difficile !
Le discours de M. Fabius :
- 5 grandes orientations affichées pour réussir
la "réforme-modernisation" du MEFI
1 - Simplifier le service aux usagers.
- Présence appropriée sur le terrain, accueil
à privilégier.
- Concept d'IFU et d'IEU à reprendre, mais sans mettre en
cause les structures actuelles en développant l'information
et les collaborations. Les administrations doivent travailler
mieux ensemble.
- La DGE et la "déclaration rapide" (sous réserve
de tests techniques) seront mises en place.
- Il faut expérimenter diverses formules de maisons des
services économiques et financiers. Accueil et information
en priorité, notamment là où existent des
hôtels des Finances et dans les trésoreries rurales.
2 - Plus grande transparence.
- Il faut revoir les procédures budgétaires.
- Il faut améliorer tous les aspects de la gestion
publique et renforcer le travail de collaboration avec les
collectivités locales (mieux gérer - mieux
conseiller - mieux contrôler, mieux informer).
- Gros travail à faire pour lutter contre les fraudes.
3 - Adopter les nouvelles technologies.
- Eviter l'aspect gadget, mais s'adapter.
- Moyens informatiques à rénover, en finir avec
les cloisonnements, construire l'informatique partagée.
4 - Développer le dialogue.
- A développer à tous les niveaux.
- Ne pas se priver d'assistances externes en certaines
occasions.
5 - Expérimenter.
- Pas à tout propos, mais sur les grands sujets comme,
par exemple, l'interlocuteur fiscal unique et l'aménagement
et la réduction du temps de travail.
- Conditions : protocole clair, réversibilité
possible, évaluation dans la transparence.
METHODE :
Agir dans le temps sans immobilisme, mais sans
précipitation. "Il faut éviter la bousculade".
Il faut engager des changements. Les suivre. Les ajuster avec une
vue d'ensemble. Il faut respecter les diverses cultures du
ministère, mais progresser dans une approche globale. Je vais
nommer un secrétaire général du ministère
qui suivra la réforme modernisation.
- Du flou et une ambiguïté pour finir
De 10 h 30 à 12 h 15, les fédérations ont
réagi aux propos du ministre et rappelé les nombreuses
propositions laissées en plan par M. Sautter, et qui
correspondent aux attentes des agents.
Dans la foulée, M. Fabius a repris la parole jusqu'aux
environs de 14 heures pour mêler de vagues
considérations générales et des
éléments de calendrier de discussions, en omettant de
parler - comme nous le disons en introduction - de points très
précis figurant dans un document dit de synthèse.
Au rayon des prochaines rencontres programmées :
- un échange avec la DPMA à la rentrée sur
l'évolution des moyens en effectifs,
- une discussion en CTPM en fin d'année sur les
indicateurs d'activité pour parvenir à la
rédaction de rapports de suivi des activités des
services,
- un groupe de travail CTPM pour préparer une expertise
externe sur l'aménagement et la réduction du temps
de travail (pour une mise en oeuvre au 1er Janvier 2002),
- renégociation du contrat d'objectifs de la DGI,
- orientations d'un nouveau plan de qualifications à
fixer avant la fin 2000,
- poursuite du groupe de travail DPMA sur l'enrichissement du
dialogue social.
Quelques annonces :
- Sur l'emploi, réaffirmation du gel des suppressions
pour 2001, mais redéploiements entre les directions et
à l'intérieur de celles-ci. Reprise du travail sur
la gestion prévisionnelle intégrant les
départs en retraite, l'évolution des missions,
l'ARTT, la formation, les Nouvelles Technologies de l'Information
et de la Communication,Š
- Désengagement confirmé de la DGCP sur la gestion
des fonds particuliers.
- Expérimentation trop rapide des maisons des services
publics économiques et financiers (bilan "concerté"
d'ici la fin 2000 !).
- Nomination dans les 8 jours du secrétaire
général du ministère qui travaillera à
la cohérence de la réforme et qui en suivra les
étapes.
- Poursuite des discussions engagées à la Douane
et à la DGCCRF.
- Réaffirmation de la nécessité
d'améliorer l'efficacité du dispositif douanier. Ce
qui signifie l'arrêt de la suspension du plan "Auvigne" qui
envisageait la suppression de certaines missions à
caractère fiscal, le renforcement d'autres à
caractère sécuritaire, la disparition
d'implantations, et des suppressions d'emplois.
- Un projet de région 2000 devrait être
présenté au CTPM de la fin d'année
après être passé par le CTPC de la DGCCRF.
Nous développerons plus précisément les
conclusions du CTPM dans les différentes presses nationales la
semaine prochaine.
RETOUR
|