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Compte rendu du groupe de travail " Paradis Fiscaux "

La tenue de ce groupe de travail le 18 juin 2002 fait suite à l'engagement pris par le Directeur Général lors du CTPC du 4 avril 2002, en réponse aux nombreuses demandes du SNUI.

L'ordre du jour portant à la fois sur les paradis fiscaux et la fraude fiscale, nous avons abordé la réunion en considérant que le sujet ne pouvait y être traité dans sa globalité et que des rencontres ultérieures seraient nécessaires.

Néanmoins, cette prise de contact nous a permis de soulever les questions relatives aux moyens mis en œuvre dans la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux.

Au chapitre des avancées présentées par l'administration, on note les évolutions internationales :

- Publication officielle par l'OCDE d'une liste de 35 paradis fiscaux.

- Négociations engagées au sein de l'OCDE donnant un cadre dans lequel des pays peuvent coopérer à l'élimination des pratiques fiscales dommageables et à l'accès aux renseignements bancaires à des fins fiscales.

- Développement des échanges internationaux de renseignements (assistance administrative) et de fonctionnaires (programme Fiscalis en matière de TVA et bientôt d'impôts directs, contrôles multilatéraux).

 

Mais au-delà des déclarations de bonnes intentions et d'un certain investissement volontariste de la France sur le terrain international, on mesure le chemin qui reste encore à faire au niveau national pour mettre en phase affichage et réalité !

- Sur les moyens, la Direction Générale des Impôts a confirmé le cap stratégique fixé par le contrat d'objectifs et estime qu'elle dispose des moyens utiles pour lutter contre la fraude. En clair, une fois de plus on nous oppose la logique et la contrainte budgétaires. Pas de moyens ni d'effectifs supplémentaires, en termes d'effectifs dans les Directions Nationales Spécialisées ou en termes de structures (création de CDI en Guadeloupe)

- Sur les méthodes et les nouvelles orientations du contrôle fiscal, G. Bouriane (directeur du contrôle fiscal) estime ne pas avoir à revenir sur le nouveau mode de pilotage —alors que le rapport Strainchamps tend à démontrer que les méthodes de contrôle que nous avons jusqu'ici utilisées sont performantes—mais a accepté la tenue d'une nouvelle réunion sur le sujet.

- Sur le cadre juridique, l'administration a fait l'impasse notamment sur la question des zones franches, des régimes micros, de l'application mesurée de la loi fiscale.

 

On le voit, la France, de par son investissement, se veut exemplaire au niveau international, mais ne semble pas prête à l'être de la même manière en interne.

Cette réunion, à notre sens, ne peut être qu'une première prise de contact sur le sujet, et nous aurons l'occasion de revenir sur ce compte rendu dans un prochain article de l'Unité.

 

 

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