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    8/11/2002

    PUBLICITE FONCIERE :

    DES PERSPECTIVES DE SUPPRESSIONS MASSIVES D'EMPLOIS

     

    Il aura fallu l'annonce de la suppression de 70 emplois à la BNIPF le 6 septembre, les interventions du SNUI lors du groupe de travail "mutations" du 8 octobre et celui des "suites du CTPM" le 15 octobre, et la mobilisation des agents de la BNIPF pour que le Directeur Général concède une réunion relative à la Publicité Foncière.

    Pour l'Administration, cette réunion qui s'est déroulée le 7 novembre, était l'occasion de discuter de la mission de la Publicité Foncière.

    Le SNUI, s'il n'écartait pas la nécessité de cette discussion, attendait avant tout une remise en cause de la décision unilatérale de l'administration relative à la suppression d'emplois à la Brigade.

    Il n'était pas au bout de ses surprises : de nombreux agents chargés de la mission de Publicité Foncière vont faire les frais d'un important " dégraissage " dans les toutes prochaines années, et ce dès l'année 2003.

    La BNIPF

    Les brigadiers, en grève pour la deuxième fois depuis l'annonce du 6 septembre, attendent des réponses favorables à leurs revendications. La présence d'une dizaine d'entre eux à la réunion en témoigne. Ils attendent avant tout la remise en cause de la décision de la suppression drastique des 70 emplois (les considérés " en surnombre").

    Ils proposent à minima que la diminution du potentiel de la Brigade s'effectue sans douleur, d'une part pour les agents concernés, d'autre part pour les autres agents de la DGI qui seront victimes des blocages occasionnés par cette décision dans le cadre du mouvement de mutation.

    Le SNUI a encore insisté tout au long de la réunion afin que cette diminution s'effectue par évaporation naturelle justifiée par une situation des conservations des hypothèques encore très difficile.

    Si l'administration n'a pas remis en cause la suppression des 70 emplois à la BNIPF, elle a précisé, en revanche et à plusieurs reprises, que la décision définitive n'était pas encore prise contrairement à ce qui avait été annoncé le 6 septembre, les 8 et 15 octobre. Le CTPC emploi du 29 novembre sera la dernière instance décisive.

    Les conservations des hypothèques

    Elles ne seront pas épargnées par les suppressions massives d'emplois.

    A partir de simulations, l'administration a effectué une prospective sur les équivalents temps plein apportés par les gains de productivité qu'elle a transmise dans chaque DSF. Les conclusions d'une "machine à calculer la productivité" doivent être discutées entre les DSF, le Délégué Interrégional et le Conservateur des Hypothèques. Le programme prévoit plus de 300 emplois "supprimables" dès 2003 pour les CH passées sous FIDJI au plus tard le 31 décembre 2001.

    Le SNUI s'est insurgé contre cette perspective établie à partir de critères purement technocratiques. Il a notamment précisé que bon nombre d'éléments ne sont pas pris en considération : la situation globale des CH, l'effet de la RTT sans création d'emploi, les besoins en formation, les départs à la retraite important dans ces services, etc...

    Il a aussi fortement dénoncé les méthodes de l'administration pour faire augmenter la productivité des agents. Ceux-ci subissent une pression de plus en plus forte, amplifiée par les nouvelles modalités de rémunération des conservateurs au "service fait".

     

    Ces perspectives sont une véritable catastrophe pour la mission de Publicité Foncière et pour les agents à qui il est demandé de "produire" toujours plus pour mieux supprimer leurs emplois.

    Cette Administration est en voie de déshumanisation et considère les agents comme des facteurs de production.

    Les agents, du Conservateur à l'agent C, doivent se faire entendre pour être mieux considérés et se mobiliser dans les actions prochaines.

 

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