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8/11/2000
Tel est le sens de l'appréciation portée par l'ensemble des Fédérations des Finances sur la situation dans les différents secteurs du Ministère del'Economie, des Finances et de l'Industrie à la veille du débat sur le Budget 2001 qui doit avoir lieu le 17 novembre à l'Assemblée Nationale. Après le conflit et le retrait de la réforme Sautter, pour les FédérationsFO, FDSU, CGT, CFDT, FSAFI, CGC, le processus de réforme-modernisation engagé ces derniers mois et qui continue de nourrir nombre d'interrogations ou inquiétudes, doit s'inscrire dans le cadre d'un réel dialogue à tous lesniveaux sur les missions et leurs conditions d'exercice. Cette démarche, qui doit marquer une rupture par rapport à l'approche par les coûts ou les contraintes budgétaires régulièrement mise en avant, doit conduire à intégrer véritablement les exigences de développement du service public économique, fiscal et financier en démontrant également une réelle capacité d'écoute et d'intégration des préoccupations des personnels dans les décisions qui en découlent. Aussi convient-il sur ce sujet d'être vigilants et de rester à l'affût de toutes dérives.Mais au-delà du volet modernisation sur l'ensemble des dossiers revendicatifs les personnels doivent se faire entendre. Leurs exigences ne sauraient être éludées ou remisées au second plan. A cet égard le débat sur le problème de l'emploi, sous ses différents aspects, est incontournable. En effet après les suppressions massivesd'emplois enregistrées depuis plus de dix ans et les lourdes conséquencessur les conditions de travail et la qualité du service rendu :
C'est pourquoi l'ensemble des Fédérations a décidé d'interpeller le Ministre et de lui demander immédiatement audience pour débattre de toutes cesquestions. Elles appellent parallèlement les personnels avec leurs organisations syndicales à s'adresser tant au plan national qu'au plan local aux parlementaires avant le 17 novembre, jour du débat et du vote du Budgetdu Ministère. Le dossier retraites demeure éminemment sensible d'une part au regard del'attachement porté à la défense du statut de la Fonction Publique et au Code des Pensions et de l'autre de l'existence de primes non prises encompte pour la retraite. Les
Fédérations des Finances FO, FDSU, CGT, CFDT,FSAFI,
CFTC, CGC, réaffirment leur exigence de véritables
négociations salariales qui ne peuvent faire abstraction d'un
contexte qui reste marqué par la croissance. La revalorisation
générale des salaires doit être àl'ordre
du jour.Dans le prolongement des discussions qui doivent s'ouvrir
avec lesFédérations de Fonctionnaires le 21 novembre
prochain, les Fédérations desFinances ont
décidé de se rencontrer le 29 novembre pour faire le
point sur l'ensemble des exigences revendicatives mises en avant,
arrêter et coordonner les initiatives d'action qui
s'avèreront nécessaires avant leCTPMinistériel
prévu autour du 20 décembre. |
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