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jeudi 14 septembre 2000
Le 12 septembre, un conseiller technique du 1er ministre a reçu des organisations syndicales de la DGI et de l'IGN. Une déclaration liminaire au nom de l'intersyndicale IGN/DGI a été lue. Elle précisait notamment qu'un an après la publication du rapport Lengagne, des décisions politiques devaient être prises rapidement sur la constitution du Référentiel à Grande Echelle (RGE) par le secteur public, et que, pour ce faire, des moyens budgétaires notamment en effectifs devaient être dégagés . En complément, le SNUI a exprimé les besoins et les attentes en matière d'informations géographiques et la nécessité d'une politique nationale cohérente des producteurs publics et particulièrement du Cadastre et de l'IGN. Pour illustrer notre propos, le SNUI a rappelé une de ses propositions formulées le 6 septembre au groupe de travail relatif aux missions topographiques, à savoir la nécessité du géo-référencement du Plan Cadastral sur l'ensemble du territoire qui ne semble pas partagé par la DGI. Par ailleurs, il a proposé le renforcement du rôle de la Commission Nationale d'Information Géographique (rassemblant utilisateurs et producteurs de plans). Enfin, le SNUI a fortement déploré le manque d'information des OS de la DGI sur les suites du rapport Lengagne (contrairement aux OS de l'IGN) et déploré encore plus le fait qu'elles soient totalement écartées des discussions sur la constitution du RGE. Les tractations actuelles entre la DGI et l'IGN ressemblent fortement à la "guerre" DGI/DGCP. Pour le SNUI, il faut plutôt développer nos complémentarités sans pour autant remettre en cause nos missions respectives. Les réponses du conseiller technique sont restées très vagues. Sur la constitution du RGE, un accord de principe serait adopté, mais il a rappelé que les réflexions sur le sujet entre la DGI et l'IGN ne sont pas symétriques. Il a été très clair sur le manque de propositions de la DGI sur ce point. Il a rappelé que les réflexions sur un pilotage interministériel restaient encore à mener. Sur le manque de transparence, il s'est engagé à en faire part aux administrations respectives et a précisé aux organisations syndicales que la réunion du 12 septembre constituait une première étape. Le SNUI a insisté pour qu'une prochaine rencontre avec les OS DGI et IGN ait lieu avant la fin de l'année. Le SNUI verra si les annonces sont suivies d'effets. Le front syndical a impressionné notre interlocuteur et a montré que les OS étaient les moteurs de la modernisation, contrairement aux technocrates de l'IGN et de la DGI.
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