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Paris, le 15 Mars 2002
Monsieur le Directeur
Général Le 11 mars, 25 000 agents
de la DGI se sont mis en grève pour la défense de leurs
revendications. Depuis, dans de nombreux
services, l'action se poursuit sous des formes
diverses. Le 14 mars, plusieurs
centaines d'agents de la région parisienne se sont
réunis sur la dalle de Bercy avec le soutien du SNUI, de la
CGT et de FO. Monsieur FENET, chef du
service des ressources humaines a reçu une
délégation. En réponse aux revendications
exprimées, il s'est contenté de renvoyer aux groupes de
travail nationaux et de commenter les décisions
unilatérales de l'administration. Depuis des mois, le SNUI,
la CGT et FO dénoncent le blocage de fait du dialogue social
à la DGI, seules les positions de l'administration
étant prises en compte. D'autre part, depuis lundi
dans plusieurs sites les seules réponses aux agents
grévistes sont l'envoi des forces de l'ordre, et la menace de
prélèvements. Les syndicats SNUI, CGT et
FO représentant lors des dernières élections
professionnelles plus de 80 % des personnels, n'acceptent plus
que les revendications des agents soient ainsi traitées par le
mépris ou la répression. Elles exigent que vous
ouvriez personnellement et immédiatement des
négociations sur les revendications. A cette occasion, nous
souhaitons notamment aborder -
l'amélioration
des conditions de travail, -
l'amélioration
des carrières et des qualifications des agents de la
DGI, -
la
mise en place d'une véritable RTT créatrice d'emplois
et sans augmentation des charges, -
la
remise en cause des garanties collectives des
agents. De même, en
opposition de la « Réforme-modernisation »
qui démantèle les services et conduit à un
abandon de missions, nous demandons une réelle
amélioration de fonctionnement des services de la DGI passant
par un examen contradictoire des missions, des charges et des moyens
nécessaires à leur accomplissement. Dans l'attente de ces
négociations, les organisations SNUI, CGT et FO
décident de ne plus participer à aucune réunion
avec l'administration au niveau national. Elles appellent leurs
sections locales à agir de même au niveau
départemental. Faute d'une ouverture
immédiate de négociations, l'administration prendrait
la lourde responsabilité d'une extension du conflit dans les
services de la DGI dont vous avez la charge et d'une forte
perturbation de la campagne IR. Dans l'attente de votre
réponse, nous appelons les agents de la DGI à soutenir
cette demande. Nous vous prions de
croire, Monsieur le Directeur Général, à
l'expression de notre considération
distinguée. |
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