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Le 13 Février 2003

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Message à tous les agents de la DGI

L'affaire " CDI/CDIF " commence à poser des problèmes à nos responsables administratifs.

Par un bref message, daté du 11 février, le Directeur Général a essayé de lancer de grandes manoeuvres de rattrapage après l'échec du groupe de travail du 6 février.

Un complément de dossier a été promis, des invitations à des rencontres ont été lancées. En l'état rien n'a en fait évolué sur le fond et l'administration n'a retenu ni l'avertissement sur le rythme des réformes, ni le rejet de la philosophie qui préside à tous les changements, laquelle peut se résumer en un mot : l'industrialisation de la DGI.

Compte tenu de la situation, le SNUI souhaite s'adresser solennellement à tous les agents de tous les services.

    Les réformes s'entassent et vous en êtes témoins dans tous les services (recettes, secteurs d'assiette, inspections professionnelles, centres fonciers, BCR, conservations, directions, CDA, centre d'appels, DGE, en observant que les DIRCOFI sont encore en transformation et que les centres informatiques ne sont pas très rassurés sur leur devenir).

    Au fur et à mesure que les projets s'empilent, la stratégie de la Direction Générale apparaît de plus en plus clairement. Elle veut augmenter partout la productivité pour réduire les effectifs. Elle veut réorganiser le travail pour regrouper les travaux de masse et les traiter de manière " industrielle ".

    Dans cette opération, la qualité du service à l'usager n'est qu'un prétexte et les exemples fourmillent d'entorses au principe de l'interlocuteur unique dans les rapprochements CDI-Recette et CDI-CDIF, sans parler des pôles de compétence qui vont faire naître de nouvelles complexités.

    Dans cette opération, vous, fonctionnaires de la DGI, vous subissez et allez subir encore durement, de multiples revers :

     
  • Vous êtes destinés, en large majorité à rejoindre les nouveaux ateliers de travail à la chaîne et vous ne serez qu'une minorité, sélectionnée arbitrairement, à remplir des tâches d'expertise plus pointues.
  • Vous êtes destinés, en très large majorité, à voir vos garanties de gestion disparaître et à voir vos repères professionnels détruits (codage précis des affectations, règle de l'ancienneté, processus à peu près bien défini de promotion interne) pour laisser place aux seuls caprices du management.
  • Vous êtes menacés, dans ce mouvement général, de subir très majoritairement une déqualification de votre travail et c'est à votre pouvoir d'achat qu'on finira par s'en prendre estimant que vous ne justifiez plus - notamment - des régimes indemnitaires aussi particuliers.
  • Vous êtes encore menacés de devoir quitter vos résidences (agents des petits sites, géomètres, agents Domaine, " experts " divers rassemblés au chef lieu), de voir peut-être vos missions quitter la DGI (Domaines, géomètres, informaticiens, pourquoi pas ?).
    Cet avenir-là, trop sombre, trop opposé aux valeurs du service public, nous vous invitons à le refuser.

    Il ne s'agit plus de dire : " qu'ils se débrouillent avec leurs projets " car c'est à vous qu'ils vont s'en prendre. Il n'est plus possible de refuser de prendre parti puisque c'est vous la cible.

    Dépassons les aspects techniques de " CDI-Recette ", de " CDI-CDIF ", des pôles de compétence, des centres d'appels, de la DGE, du contrôle " à l'anglo-saxonne ",... et considérons nos futures conditions de travail.

    C'est à l'action que le SNUI vous appelle pour ne pas retomber dans 10 ans de désordre, pour refuser la dégradation considérable de vos conditions de travail.

 

    Tout est allé très vite !

     

     
  • 24 janvier : La Direction Générale transmet aux syndicats le dossier préparatoire du groupe de travail CDI/CDIF.
  • 30 Janvier : Le SNUI lance son tract de première analyse et parle du remodelage de toute la DGI qui va conduire à une déqualification des tâches de 80 % des agents.
  • 3 février : L'intersyndicale DGI est d'accord pour aborder le groupe de travail CDI/CDIF par une déclaration commune qui s'en prend aux fondements mêmes des réformes en cours.
  • 6 février : La représentante du Directeur Général ne peut que constater un blocage. Elle voulait parler de ses deux modules d'expérience et les syndicats lui parlent de la reconfiguration de toute la DGI.
  • 6 février (bis) : Sur le terrain, de nombreux centres fonciers ferment leurs portes ou connaissent des taux de grévistes élevés. Dans les CDI, on commence aussi à comprendre que la " fusion " va complètement chambouler les méthodes de travail.
  • 11 février : Le Directeur Général fait savoir qu'il est prêt à revoir sa copie compte tenu des " inquiétudes " des personnels. Il dit qu'il n'abandonne pas l'expérimentation mais qu'il est prêt à " faire évoluer " certaines modalités.
  • 12 février : Le SNUI consulte ses administrateurs régionaux, lesquels approuvent la lecture " globale " faite dès le 1er tract : il faut dépasser CDI/CDIF, mettre côte à côte tous les projets et mobiliser très vite tous les agents pour combattre l'industrialisation de la DGI.
  • 13 février : Le SNUI va dire au Directeur Général que le contentieux avec les agents tient en 2 phrases :
    - le rythme des réformes proposées redevient aussi fou qu'en 2000 et c'est inacceptable,

    - le fond de toutes les réformes proposées tient en une vision productiviste des services pour économiser sur la gestion de l'impôt et dans l'affaire, l'usager n'est qu'un prétexte. Il faut réunir d'urgence un CTPC pour acter l'opposition fondamentale sur la modernisation de la DGI.

  • 13 février : Le SNUI demande à l'intersyndicale d'étudier un plan précis d'actions à tous les niveaux. Il propose un premier temps fort.

 

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