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LA FDSU RENCONTRE MONSIEUR SARKOZY
Le 15 avril à 9h M. SARKOZY a reçu une délégation de la FDSU. A l’issue d’une heure d’échanges, que faut-il retenir de cette prise de contact ? En tout état de cause c’est un certain changement de ton qui a marqué cette première entrevue, M. SARKOZY donnant la dimension politique de son « ministère », dénotant ainsi avec Francis MER. A l’évidence, notre nouveau ministre veut se démarquer de ses prédécesseurs, dans le sens où il exprime son souci de rétablir une image du Ministère des Finances, trop souvent ternie par le passé.
Dans « le cadre d’un dialogue franc et transparent » selon ses propres termes, il a d’emblée confirmé ses annonces faites à la presse de 5000 suppressions de postes au MINEFI d’ici 2007. Précisant qu’en l’occurrence il ne faisait que poursuivre l’orientation définie depuis plusieurs années en la matière, il a ajouté que, outre les 2500 suppressions déjà actées pour 2004 et 2005, il entendait procéder à la suppression de 2500 emplois au cours des années 2006 et 2007, concernant la seule sphère assiette et recouvrement de l’impôt. Ce sont donc la DGI (3800 emplois) et la DGCP (1200) qui seront les directions les plus touchées. Cela ne préjuge en rien d’autres suppressions qui pourraient frapper les mêmes ou d’autres directions pour des motifs divers et variés (gains de productivité, retour sur investissement des projets de modernisation déjà en cours). En guise de contre partie, il a concédé que le « non remplacement des départs en retraite ne pouvait constituer une politique sociale exclusive ! ». En cela il prétend lever tout malentendu précisant que « tous les changements au sein du ministère doivent s’accompagner de points positifs.»
Répondant à la FDSU sur sa demande d’abondement du plan de qualifications de 2004 qui pourrait immédiatement constituer un premier signe de sa volonté de valoriser les agents, M SARKOZY s’est engagé à regarder de très près, et rapidement, ce dossier. A cet égard, le Ministre a tenu à affirmer qu’il n’entendait pas être enfermé dans un carcan, tant dans sa dimension internationale que dans la gestion de son Ministère. Par ailleurs, il a déclaré n’être en rien opposé à l’ouverture d’un chantier permettant de faire évoluer la structure des emplois (nombre de A, de B, de C). Sur le sujet sensible de la rémunération au mérite, M. SARKOZY a concédé qu’à la faveur de son expérience, il avait quelque peu évolué. Il parle aujourd’hui plus de « prime à la performance» que de rémunération au mérite. De la même manière, il met l’accent sur la nécessité de reconnaître l’effort collectif dans l’exécution d’une mission, plutôt que le seul mérite individuel.
Sur le sujet plus particulier de « l’évaluation-notation », la FDSU a rappelé son opposition aux dispositions du décret du 29/04/2002. Dénonçant, notamment, le refus de l’Administration d’ouvrir, au MINEFI, la possibilité d’un recours contre le compte-rendu d’évaluation. La FDSU a rappelé à M. SARKOZY que l’ex-Ministre de l’Intérieur avait, dans son arrêté du 11 décembre 2003, tranché en faveur d’un recours devant la CAP compétente. A ce stade, le Ministre s’est cantonné à déclarer qu’il était partisan de la plus grande transparence à tous les niveaux de la procédure d’évaluation-notation. En ce sens, il s’est prononcé favorablement sur le principe d’un recours, chargeant M. PARINI d’en examiner les modalités.
La FDSU, soulignant les inquiétudes qui se font jour au sein de certaines directions quant à l’avenir de leurs missions et de leurs structures (DGCCRF, DRIRE, etc..), a attiré l’attention du Ministre sur la nécessité de conforter le rôle dévolu à ces directions. Concernant les missions de certaines Administrations du MINEFI, M. SARKOZY a notamment précisé, par exemple, qu’il entendait que la Douane joue un rôle majeur dans la sauvegarde des emplois en France en accentuant la lutte sur la contrefaçon.
En conclusion de cette première entrevue (M. SARKOZY nous donnant, d’ores et déjà, rendez-vous pour un CTPM fin juin), la FDSU a fait observer au Ministre que, si le MINEFI est souvent présenté comme le « laboratoire » de la réforme de l’Etat, certains mélanges pourraient se révéler explosifs, surtout dans un contexte de montée des tensions au sein du Ministère.
En tout état de cause,
après plus d’une heure d’entretien, il apparaît qu’à ce jour, Sur tous les autres sujets, la FDSU jugera le Ministre sur ses actes et pas uniquement sur ses simples déclarations d’intention. |
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