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Réunion de négociation du 9 mai : Condition de vie au travail 

En parallèle aux négociations sur les rémunérations à la DGI, le SNUI et l’intersyndicale ont voulu qu’un cycle particulier soit ouvert sur les conditions de vie au travail.

Préoccupation majeure et montante d’un grand nombre d’agents de tous les services, ce sujet doit être abordé en gardant une approche globale.

 

L’apport de l’ergonome.

C’est ce que l’ergonome du ministère, présente à la réunion suite à notre insistance, est venue dire également. Son intervention a bien montré qu’en partant du « travail réel » et non du « travail prescrit » une analyse complète permettait de mieux comprendre et d’améliorer les conditions de vie au travail. En particulier, Mme Gervais, ergonome du ministère, a insisté sur le champ très large que l’ergonomie permet d’aborder : du matériel aux espaces de travail, en passant par l’environnement physique, le temps de travail, les salaires, et même les conditions de vie extérieure (logement, transport, etc. …).

En écho aux trois revendications rappelées par le SNUI en ouverture de la séance (il s’agit d’obtenir des réponses de la DG aux problèmes créés par les plateaux, les indicateurs, la polyvalence), il a bien été précisé que l’aménagement des espaces de travail, les relations hiérarchiques et l’organisation du travail sont déterminant dans l’analyse que l’ergonomie apporte.

Impossible de revenir en arrière.

Certes l’engagement de la DGI dans ce dossier aura mis du temps et demandé beaucoup d’investissement militant mais le SNUI considère que désormais il est impossible de revenir en arrière. C’est un premier acquis de méthode dans ce cycle qui appelé à s’inscrire dans la durée et qui devra aussi se concrétiser au plan local. Pour cela des formations de mises à niveau seront organisées pour les directeurs. Le SNUI continue de demander que des consignes nationales soient formulées par la DG au travers par exemple de l’application de la note d’orientation pour 2007 qui prévoit :

  • la réunion des instances paritaires en préalable à toutes nouvelles restructurations immobilières ;

  • une plus forte articulation entre le CTP local et le CHS ;

  • la consultation des acteurs locaux : inspecteurs hygiène et sécurité (IHS), médecins de prévention, Agents Chargés de la Mise en Œuvre (ACMO), etc. …).

La DG doit encore travailler.

Désormais l’angle ergonomique et la nécessité de l’appropriation par l’administration des études déjà engagées (comme c’est déjà le cas à l’initiative des représentants du personnel à Manosque, à St Malo, etc. ...) sont actés mais un important travail de la DG est à réaliser avec l’ergonome. Des engagements ont été pris en ce sens. Pour le SNUI, ils doivent se concrétiser avant l’été compte tenu des importants chantiers en cours.

En effet, l’urgence est de corriger les effets néfastes des réformes passées. De cette action, il faudra dans l’avenir tirer des enseignements pour que les conditions de vie au travail soient réellement prises en compte. En ce sens, la situation particulière des services de Morlaix (dont les locaux ont été détruits par un incendie) doit permettre une étude ergonomique dès le début de la conception du nouvel immeuble. Le SNUI sera très attentif au suivi de cette opération qui fait suite à sa demande et qui devra servir d’exemple.

La DG va lancer une enquête nationale.

Dans le cadre de cette réunion, le SNUI s’est employé à ce qu’une nouvelle méthode de travail soit lancée pour réellement améliorer les conditions de vie au travail. L’administration a par ailleurs annoncé qu’elle lancera une enquête nationale, adressée par intranet aux agents, pour enrichir le débat. Le SNUI considère, pour sa part que la dégradation des conditions de vie au travail a été maintes fois dénoncée par les organisations syndicales représentatives et qu’il faut rapidement dépasser le simple constat. Comme pour tous les questionnaires de ce type (observatoire interne, qualité informatique, changement de nom du grade d’agents C, etc. …) chaque agent sera libre d’y répondre ou non.

Ponts naturels.

Concernant les ponts naturels, autre point à l’ordre du jour, la DG n’avait finalement pas d’annonce nouvelle à faire. La DG s’est contenté de rappeler une fois encore « la doctrine de l’administration est de laisser aux directeurs locaux le pouvoir de décision ». Pour sa part le Snui a réitéré son attachement au choix individuel obtenu par l’action syndicale à la DGI. Il a rappelé ses revendications : autoriser les agents à venir travailler même en cas de fermeture au public, autorisation d’absence collective donnée par le directeur, et limitation du pouvoir des directeurs locaux à décider du nombre de journées de congés obligatoires. Pour toute réponse, la DG a proposé une nouvelle réunion avant la fin de l’année pour « objectiver » les situations individuelles qui posent problème mais sans toutefois expliciter de quelles marges de manœuvre les DSF disposeraient pour apporter des solutions collectives.

La réunion s’est terminée sur ce triste « échange ».

Un prochain rendez-vous sur les conditions de vie au travail est fixé le 4 juin autour de la santé au travail et la prévention des risques.