| |
Manifestation des
fonctionnaires: déclarations des responsables syndicaux
Voici les déclarations des principaux
responsables syndicaux présents mardi dans la manifestation parisienne
contre le projet de mobilité des fonctionnaires, à l'appel de trois
syndicats (FSU, CGT et Solidaires):
Gérard Aschieri (secrétaire général de la FSU): "Cette journée n'est pas
l'une des plus fortes qu'on ait connues. Au mois de juin, on s'y attendait,
mais derrière, il y a un vrai mécontentement qui persiste. Cette journée est
là pour dire +on continue+. Cette journée d'action est motivée par deux
choses: d'abord le rejet d'une politique de restructuration des services
publics qui va (...) se traduire par des redéploiements, des fusions, des
suppressions d'emplois, c'est ce qu'on appelle la RGPP (révision générale
des politiques publiques). On n'en veut pas, c'est mortel pour le service
public".
Le projet de loi sur la mobilité "est une boîte à outils pour les
redéploiements, il va intégrer l'intérim dans le service public ! La
mobilité peut aller jusqu'à la porte. Il y a aussi toujours la contestation
d'une politique éducative qui tourne le dos à ce qu'il faut pour faire la
réussite des élèves, les suppressions de postes dans l'Education vont
aboutir à des coupes dans la chair, dans le premier et le second degré."
Jean-Marc Canon (Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT): "Il
ne faut pas juger la mobilisation uniquement sur cette journée. Le
gouvernement aurait tort de parier sur l'essoufflement de ce mouvement. Ce
serait un très mauvais pari. Il faut des réformes de la Fonction Publique
dans l'intérêt des agents et du public".
A propos des mesures de rattrapage salarial individuel, "les fonctionnaires
ont perdu du pouvoir d'achat, mais c'est le pouvoir d'achat de tous (les
fonctionnaires) qu'il faut rattraper."
Jean-Michel Nathanson (secrétaire
national de Solidaires): "C'est un nouveau temps fort dans la mobilisation,
dans la continuité de l'action. Les gens sont très mobilisés au niveau des
Impôts et du Trésor. On a un plan cohérent de dynamitage de la Fonction
publique par le gouvernement, avec quatre pavés pour casser la Fonction
publique: les suppressions d'emploi, la RGPP, le plan de mobilité et le
Livre Blanc. On demande que le projet de loi sur la mobilité soit retiré.
Nous, on demande plus de mobilité, mais de la mobilité choisie. Là, ce sera
de la mobilité subie."
Serge Colin (secrétaire national du Syndicat national unifié des impôts):
"On veut que le projet de loi sur la mobilité soit reporté sine die. Il y a
une volonté de mettre à mal le statut de la Fonction publique. On est là
pour dire au gouvernement et à Sarkozy qu'il faut une logique de
négociation. On marque le coup avec un taux de grévistes important (aux
impôts), les chiffres sont à peu près équivalent à ceux du 15 mai
(précédente journée d'action des fonctionnaires, ndlr). On est depuis
longtemps une administration emblématique. Ca fait des années qu'on perd des
milliers d'emplois, d'où le ras-le-bol des agents des Impôts et du Trésor."
|