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Journée
d'actions des agents des Impôts et du Trésor
Trois syndicats appelaient
les agents à une journée d’action pour le retrait du projet de loi sur
la mobilité des fonctionnaires, l’arrêt des suppressions d’emplois et la
réouverture des négociations face à la fusion.
Plusieurs centres des Impôts et trésoreries ont à nouveau été perturbés
jeudi dans le cadre d’une journée d’action nationale lancée par trois
syndicats, à quelques heures de la limite de dépôt des déclarations de
revenus 2008.
Les trois organisations syndicales (Snui, CGT et Unsa) à l’origine de
cette nouvelle étape comptent "amplifier la mobilisation" des 130.000
agents de la toute récente Direction générale des Finances publiques (DGFip)
issue de la fusion Impôts-Trésor. |
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Le mouvement, entamé le 15
mai lors de la journée de grève des fonctionnaires, s’est poursuivi depuis
sous forme d’actions locales (rassemblements, piquets de grève, tracts).
Les grévistes protestent contre la révision générale des politiques
publiques (RGPP) qui vise à réduire le nombre de fonctionnaires et contre le
projet de loi sur la mobilité qui l’accompagne. Ils réclament aussi des
négociations sur la fusion.
Plusieurs centres ont été bloqués jeudi par des piquets de grève comme à
Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes), Ribeauvillé (Haut-Rhin), Aix-en-Provence
ou en Haute-Garonne.
Comme en début de semaine, la police est intervenue pour écarter les
grévistes, notamment à Grenoble et Caen. Dans le 9e arrondissement de Paris,
près de 1.000 agents sont venus soutenir leurs collègues évacués, a indiqué
à l’AFP Pierre Lestage (Snui). A Lyon, les CRS ont délogé des grévistes qui
avaient cadenassé la trésorerie générale.
A Paris, des agents se sont rassemblés devant le ministère du Budget protégé
par des cars de CRS et une délégation syndicale a été reçue. Les
manifestants, 1.200 selon le Snui-FDSU, brandissaient une banderole "agents
des impôts mobiles, service public fragile".
"Pour résumer, on nous a dit non à tout !", s’est indigné Laurent Gathier
(Snui) à l’issue de l’audience, estimant que "le ministère adopte une
stratégie dangereuse en usant d’intimidations, de menaces et de réponses
policières".
Nouveau rendez-vous le 10 juin
"Ce mouvement est ancré dans la durée et tous les départements sont touchés
sous une forme ou une autre", a estimé de son côté Jean-Robert Szklarz de la
CGT-impôts qui appelle avec le Snui à une manifestation nationale à Paris le
10 juin, jour de grève dans la Fonction publique.
Des débrayages symboliques ont eu lieu dans le Bas-Rhin et des
élèves-inspecteurs de Clermont-Ferrand se sont mis en grève.
Ailleurs, des tracts ont été distribués comme à Marseille, La Ciotat,
Aubagne, Nice ou Cannes. A Mulhouse, les fonctionnaires ont symboliquement
déposé leurs téléphones dans la cour.
Les syndicats condamnent "les nombreuses interventions des forces de
l’ordre, des huissiers de justice et de certains directeurs" contre les
mouvements de grève.
Lundi, la police était intervenue devant plusieurs Hôtels des impôts de
Paris et de province pour empêcher les grévistes de pénétrer dans les
locaux.
Plusieurs centres des impôts de Toulouse et son agglomération étaient
touchés par ces grèves, et la police était intervenue pour "assurer la
réouverture du service public" du centre des impôts de la cité
administrative de Toulouse.
"En réaction à cette intervention, les personnels du Trésor, appelés à
suppléer les collègues des impôts, se sont également mis en grève", a
indiqué Michaël Casals, le secrétaire départemental CGT impôts de la
Haute-Garonne.
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