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Morbihan
Impôts. Une fusion qui ne fait pas que des heureux
1 avril 2009
La fusion des impôts et des trésoreries est en marche. La hiérarchie applaudit. Les syndicats, eux, s'égosillent contre ce projet qui irait, selon eux, à l'encontre des intérêts du contribuable.

«Le projet de fusion entre les impôts et les trésoreries a été proposé aux Français en avril2007. Il a été adopté le 4avril 2008. Cette réforme sert les intérêts des usagers. Avec la création des guichets uniques, nous répondons à 90% des questions simples que se posent les contribuables. Ils ne sont plus trimballés d'un guichet à un autre». Trésorier-payeur général dans le Morbihan, Gérard Bouriane connaît sur le bout des doigts la question du rapprochement des services fiscaux. Et tient à le prouver, à l'occasion de la première bougie de la réforme.

Un choix historique

À ses côtés, Jean-ClaudeRoques, directeur des services fiscaux, n'est pas en reste dès qu'il s'agit, pour lui aussi, de vanter les mérites du choix politique de mettre fin à la séparation historique entre l'assiette et le recouvrement: «Et si les usagers rencontrent un problème, nous sommes à leur disposition pour les aider à trouver la solution». Aux yeux des deux principaux responsables morbihannais, il ne fait aucun doute que la fusion est, plus que jamais, en marche et que rien ne pourra désormais l'arrêter. «En juillet prochain, le Pays de Vannes sera le dernier à bénéficier d'un centre de finances publiques. À cette date, le Morbihan fera partie des dix départements français les mieux placés en terme de service rendu à la population».

Part trop belle à la déréglementation

Ce discours n'a pas son pareil pour exaspérer les syndicats. «Cette fusion est porteuse de déréglementation», pestent de concert Christine Moncomble, du Snui union solidaire et Christophe Rissel, de la CGT des impôts. «Au final, les contribuables du département seront traités de manière inégalitaire selon qu'ils seront citoyens des villes ou citoyens des champs avec, notamment, la fermeture des trésoreries rurales. Jamais nous ne cautionnerons cette initiative poudre aux yeux».

Yann Le Scornet