
| |
Recommander cette
page
 |
Info action locale : A Châteauroux, Woerth
visite un Hôtel des Finances désert ! |
Mardi 17 février, Éric Woerth, accompagné de plusieurs conseillers, de M. Rambal
(DGA), du préfet de l’Indre et du sénateur-maire, s’est rendu à Châteauroux pour
visiter l’Hôtel des Finances et rencontrer ensuite des chefs d’entreprise.
A 15 heures, 75 agents (sur les 110 de la résidence) étaient massés dans le Hall
d'accueil de l'HDF et attendaient le ministre de pieds fermes.
A son arrivée, l'intersyndicale Impôts-Trésor lui a lu une motion revendicative
sur l’emploi, les rémunérations, la gestion et les conditions de travail.
Le ministre a répondu par un monologue hallucinant de 10 minutes dont voici
quelques perles :
"La RGPP, réduction douce des effectifs" ; "La réforme est fondamentale et c'est
plutôt une bonne nouvelle avec l'harmonisation des statuts" ; "On vit une bonne
aventure qui est bien pour nos concitoyens" ; "La situation n'est pas aussi
noire que celle décrite" ; "Pensez à nos enfants..."
"Le travail c'est de plus en plus d'expertise, répondre aux usagers sur des
textes toujours plus compliqués c'est un beau travail, c'est formidable"...
L’intersyndicale a ensuite été reçue par Philippe RAMBAL jusqu'à 16h00.
Elle a évoqué les emplois dans les 2 réseaux, l'informatique et les charges de
travail, l'implantation des sites et la proximité, le service rendu à l'usager,
le pouvoir d'achat, le régime indemnitaire
Pendant ce temps, le ministre et les « huiles » avaient décidé de visiter les
locaux et d’aller à la rencontre des agents, avec journalistes, caméras et
sourires mielleux.
Mais les agents, excédés par l’attitude du ministre de la fusion et de la
Fonction publique, ont très majoritairement refusé de regagner leurs bureaux et
la visite de la « maison témoin » s’est donc effectuée dans des locaux quasiment
vides.
Fâché, voire vexé, le ministre a envoyé l’une de ses conseillères dans la salle
où se tenait l’audience entre l’intersyndicale et M. Rambal et celui-ci a
carrément eu le culot de demander aux syndicats de faire remonter les agents
dans les services pour discuter avec le ministre.
Après le refus des syndicats, l’audience s’est poursuivie dans une ambiance
encore plus crispée.
Retour
|