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 Woerth accueilli par 200 agents à Nantes

Jeudi 19 février 2009, 200 agents de la DGFiP de Loire Atlantique ont organisé un comité d'accueil à Eric Woerth pour sa visite dans le département en se rassemblant à l'entrée de la cité Cambronne (site Impôts-Trésor).

Alors que le ministre se dirigeait vers l'accueil finances de la cité, où étaient postés une soixantaine de CRS, les militants syndicaux ont voulu l'interpeller pour lui lire une motion intersyndicale afin qu'il puisse répondre en direct aux agents présents.
Éric Woerth a refusé ce type de dialogue en direct devant les agents, il a poursuivi sa visite dans les locaux de la DGFiP (accueil finances + équipe de direction Chorus).
Après lecture de la motion aux agents [Lire la motion] (en l'absence du ministre), l'intersyndicale a fait observer une minute de silence en mémoire du camarade guadeloupéen décédé en début de semaine.
L'intersyndicale a néanmoins été reçue par le ministre pendant environ 40 minutes en audience (en présence de Mr Parini, du préfet et des DSF et TPG).

Les échanges ont montré à quel point nous étions séparés de plusieurs années lumière sur la conception et l'avenir de la Fonction Publique et de la DGFiP.
Égal à lui même, le ministre a réfuté la totalité de nos argumentations et revendications et, bien entendu, a défendu sa politique de suppressions d'emplois, de réformes, de restructurations ainsi que sa politique salariale. Fallait-il en attendre autre chose ???
Il a quitté la cité sous les quolibets et les sifflets des agents restés rassemblés.

A la fin de l'entrevue avec le ministre, Mr Parini est venu discuter avec les agents restés groupés devant la direction. Il s'est fait quelque peu chahuter, des questions très concrètes lui ont été posées sur les emplois, les missions, les sites et le maillage territorial, l'informatique mais également sur les mesures fiscales annoncées par Sarkozy sur la suppression des tiers provisionnels.



Au cours de cette journée, les agents et l'intersyndicale ont été choqués par l'important déploiement des forces de l'ordre à l'intérieur de la cité, démonstration évidente de la crainte qui semble s'être emparée des politiques et des responsables administratifs.