
| |

Recommander cette
page
Syndicalisme
Interdit par la
Police
au Creusot
|
C’est le jeudi 19
février 2009 que nous apprenons par la presse locale la visite de Monsieur
WOERTH au Creusot. A l’invitation du député UMP local, le ministre en
profiterait pour visiter le SIP préfigurateur du Creusot.
Hasard…. Ce jour là
l’intersyndicale avait décidé de tenir des HMI, HTI en prévision du prochain
mouvement de grève du 19 MARS.
Des demandes
régulières ont été déposées tant par l’Union Syndicale SNUI SUD TRESOR, que
par la CGT.
Des réponses vagues
et orales ont été fournies par les directions au dernier moment, qu’il ne
serait pas possible de disposer de salle de réunion au Creusot ce jour là .
Aucun refus officiel n’a été formulé.
Qu’à cela ne
tienne, nous avons l’habitude en période de travaux, de réception du public,
de tenir des HMI ou HTI dans des endroits peu appropriés…. |
|
L’intersyndicale
SNUI SUD TRESOR, CGT, FO, CFDT, décide de rédiger une motion qui compte tenu
de la visite du ministre lui serait remise ce jeudi 26 février.
C’est donc une
intersyndicale composée d’une vingtaine d’agents, de Saône et Loire
renforcés de militants de la région qui se rendent à 13 heures 30 à l’hôtel
des finances du Creusot pour y rencontrer les agents.
A notre arrivée,
les agents du site qui avaient disposé des banderoles, « Non aux
suppressions d’emplois et non à la fusion », nous font part des mises en
gardes de la police détachée sur place que ces banderoles ne pouvaient se
situer qu’à l’intérieur ou dans le périmètre des locaux les zones
extérieures étant classées rouges, aucune manifestation ne saurait être
tolérée devant l’HDF.
Les militants
décident donc de pénétrer dans le bâtiment afin de rencontrer les agents. |

|
|
 |
Peur, panique,
mauvaise préparation, incompréhension, dès leur arrivée les représentants
des directions demandent aux personnes présentes de sortir du bâtiment, nous
précisent que dans la mesure ou il n’était pas possible de fournir une salle
les HMI, HTI étaient donc refusées. C’est ce discours qui a été porté aux
agents qui n’ont pas su ce qu’ils devaient faire et qui alors qu’ils
semblaient souhaiter y participer sont venus en faible nombre (l’HDF compte
une quarantaine d’agents dont nombreux étaient en congés).
Après de multiples changements d’avis et un flottement entre le TPG et le
DSF, après explications de texte par les représentants syndicaux
impôts/trésor qu’un refus ça se motive et se justifie par écrit. Après que
l'on nous ait signifié: vous n'avez qu'a tenir vos réunion à une autre date!
(Nous saurons retenir la formule pour les prochaines réunions paritaires…)
Le DSF comme réponse a demandé l’intervention des forces de l’ordre et c’est
40 gardes mobiles qui ont pénétré dans les lieux afin de faire évacuer
(d’après le DSF) les agents agressifs qui s’étaient regroupés dans la zone
d’accueil au mépris de l’exercice du droit syndical, les tracts d’appel à la
grève n’ont pu être distribués. |
|
Refoulés à une
cinquantaine de mètre de l’HDF, entourés par un cordon de gardes mobiles les
militants expulsés ont donc accueilli le ministre aux cris de BESSON
démission….
Pendant toute la
visite, les militants sont restés devant l’HDI, les services de polices et
de la préfecture sont venus plusieurs fois tenter de rétablir le dialogue
auquel nous n’avons évidemment pas pu répondre, puisque c’était bien le
ministre du budget et non de l’intérieur que nous étions venus rencontrer.
En fin d’après
midi, c’est dans un scénario convenu que Monsieur RAMBAL est venu tenter une
approche, dans un élan unanime les militants lui ont tourné le dos,
refusant dans des conditions aussi désastreuses et méprisantes de dialogue
social de discuter sous contrôle de la police. |

|
|
Con conclusion de
cette journée mouvementée….
Peur, incompréhension, mépris, quelle
belle démonstration de dialogue social, 20 militants pacifistes ont mobilisé
un après midi 40 gardes mobiles et n’ont pu exercer leur droit syndical le
plus légitime !Petite information de dernière minute, le ministre est sorti
une demi-heure après ses sous-fifres, il semblerait que le Maire du Creusot,
socialiste et déjà malmené lors d’une visite de Sarkosy l’année dernière lui
ait fait part de ces drôles de méthodes appliquées un peu trop souvent dans
sa ville…… |
|