+Espace public

+ Panneau syndical

+ Espace militants

Recherche

 

   Vous êtes ici : Accueil  Le Panneau syndical  Actualité

   Envoyer à un ami Recommander cette page

"Il faut examiner la situation individuelle des salariés (sans papiers) qui travaillent et ont cotisé", a estimé jeudi la ministre de l'Économie Christine Lagarde, qui "s'interroge un peu" sur l'attitude de leurs employeurs.
Interviewée sur France Inter pour savoir "que faire de ces salariés qui cotisent, payent des impôts et prennent des emplois dont souvent personne ne veut", Mme Lagarde a déclaré qu'"il était clair que ce sont des dossiers qu'il faut traiter en priorité".
"Il faut examiner si les personnes réunissent l'ensemble des conditions pour être régularisées pour continuer leur activité économique", a-t-elle dit.
"La politique du gouvernement n'est pas de faire des régularisations massives sous quelque motif que ce soit. Pour autant, des salariés qui travaillent, qui ont cotisé, il faut examiner leur situation individuelle", a-t-elle poursuivi.
"Je m'interroge un peu sur les employeurs de ces salariés...", a-t-elle ajouté.
Les interventions gouvernementales au sujet de la grève de plusieurs milliers de salariés sans-papiers sont rares, la plupart des ministres, y compris celui du Travail Xavier Darcos, renvoyant à leur collègue à l'Immigration Éric Besson.
Depuis mi-octobre, environ 6.000 sans-papiers de plus de 2.100 entreprises se sont mis en grève pour exiger des critères clairs de régularisation par le travail, avec le soutien de onze syndicats ou associations.
Une nouvelle circulaire indiquant fin novembre aux préfets les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers n'a pas mis fin au conflit.