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Ille et Vilaine : Plus d’une centaine d’agents envahissent le CT et
témoignent pendant deux heures devant le directeur sur les difficultés qu’ils
rencontrent à cause des insupportables suppressions d’emplois et de la
politique de démantèlement de services publics. D’autres actions sont
envisagées d’ici la grève du 2 février.
A l’appel de l'intersyndicale
locale (CGT Finances Publiques, Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, FO DGFIP et
CFDT Finances Publiques), plus de 100 agents se sont réunis ce jeudi matin
lors de l'HMI organisée à Rennes Magenta dans la perspective du CTL sur les
suppressions d'emplois qui se déroulait au même instant le 25 janvier.
A cette occasion, les agents
ont unanimement décidé de ce déplacer à la direction pour exprimer leur
condamnation des suppressions d'emplois et témoigner de leurs difficultés à
exécuter leurs missions de services publics et de leur souffrance à réaliser
un travail de qualité. A 11 h 00, c'est donc une centaine d'agents qui a
investi la salle de réunion et interrompu la séance, la CFDT Finances
Publiques ayant décidé de siéger en 2ème convocation, pour interpeller
directement le Directeur Régional.
Pendant près de 2 heures, les agents du Centre de Gestion et de Service des
Retraites, des Services des Impôts des Entreprises, de la Pairie
Départementale et Régionale, des Services des Impôts des Particuliers, de la
Trésorerie du Contrôle Automatisé, des Domaines, de l'enregistrement ou des
Services Facturiers ont multiplié les témoignages sur leur réalité des
suppressions d'emplois, sur leur réalité des conditions dans lesquelles ils
exercent leurs missions, sur leur réalité de la qualité du travail effectué.
Même si la direction a tenté de se défausser de ses responsabilités, les
représentants du personnel ont refusé de discuter sur les arbitrages opérés
dans la localisation des suppressions d'emplois. Les représentants de l'Union
SNUI-SUD Trésor Solidaires ont notamment rappelé que leur refus de débattre de
ces mesures techniques constituait le sens même du boycott. Qu'après plus de
10 ans de discussions répétées sur ce sujet, les agents ne souhaitaient plus
entendre le discours de la direction sur sa prétendue bonne volonté à rendre
les suppressions d'emplois le plus neutre et le plus indolore possible. Les
agents par leur vécu, par leur expérience quotidienne ont démontré qu'un tel
discours n'était plus audible et que c'était la politique même de
démantèlement des services publics qui était dénoncée.
A l'issue de ces échanges, les agents et leurs représentants ont précisé
qu'ils envisageaient d'autres actions dans les semaines à venir et ont fixé un
nouveau rendez-vous au Directeur Régional pour la journée du 2 février.