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Les pouvoirs publics prennent la
responsabilité du durcissement de la grève.
Journée du jeudi 5 juin 2003 :
Situation
à 14 heures
A mi-journée, la situation générale confirme l'évolution des
actions vers des formes plus radicales, des dynamiques interprofessionnelles croissantes
au plan local. Aussi, le point à 14 heures prend une dimension plus géographique que
professionnelle. Dans ce cadre, les actions des agents de la DGI se caractérisent :
par la participation aux manifestations et
rassemblements locaux que nous ne pouvons pas tous recenser ;
par des actions locales dirigées vers les
permanences d'élus, de partis politiques, de sièges du patronat et des chambres de
commerce et de l'industrie notamment :
par la participation à des barrages filtrants ou "blocus de
ville" qui se sont multipliés ce matin dans plusieurs régions ;
par la reconduction de la grève sous toutes ses formes à la DGI
;
par des piquets devant les services des impôts et d'autres
administrations.
L'attitude des autorités publiques et les ordres donnés aux
responsables administratifs comme aux forces de l'ordre sont explicitement durcis.
Dernière minute : La Réunion
Les camarades de la section SNUI, qui sont partie prenante de l'action
développée dans l'île depuis plus de 2 mois, nous informent que des heurts importants
se sont déroulés ce matin devant le rectorat.
Les forces de l'ordre ont tiré près de 100 grenades lacrymogènes avant de charger.
Plusieurs manifestants ont alors été bléssés et certains arrêtés.
Le porte-parole du G10-Solidaires de la Réunion confirme les propos d'un syndicaliste
enseignant qui a déclaré à l'AFP que : "la réaction policière a été
disproportionnée. Le gouvernement veut prouver qu'il y a une situation insurrectionnelle
et il n'est pas impossible que les gendarmes aient reçu l'ordre de susciter des
provocations".
La situation locale est telle que les représentants de l'Etat et une partie de la
hiérarchie administrative sont contestés.
Aux impôts, la grève est reconduite chaque semaine depuis le 13 mai. Hier le centre de
Saint-Denis était fermé, aujourd'hui c'est le centre de Saint-Pierre qui est
"chaîné".
La question des valeurs de solidarité et d'égalité sont au coeur des revendications
concernant la décentralisation et les retraites. La distance ne doit conduire les
autorités républicaines à perdre la raison.
Situation à 21 heures
Les remontées des actions confirment le durcissement des actions
interpro auxquelles participent notamment des grévistes des Impôts.
Cette après-midi aussi, les pouvoirs publics ont
poursuivi leur stragégie de répression policière, souvent de manière démesurée, ont
réitéré leurs menaces de sanctions disciplinaires systématiques tout comme leur
volonté d'humilier les grévistes en matière de retenues pour fait de grève.
Pour demain, d'autres actions et manifestations sont
d'ores et déjà annoncées.
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