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FONCTIONNAIRES ET ASSIMILES Paris le 22 janvier 2003 TOUS ENSEMBLE POUR DEFENDRE ET AMELIORER NOS PENSIONS ET NOS RETRAITES Devant les attaques du gouvernement, du patronat et des médias, il est impératif de nous mobiliser tous ensemble le 1er février 2003. Les mensonges les approximations, la déformation de la réalité tendent à nous faire accréditer que des reculs sociaux importants doivent se mettre en place pour sauver nos retraites. Des affirmations unilatérales sont avancées pour faire accepter une nouvelle régression sociale dimportance (après les mesures Balladur de 1993) avec nombre darguments inexacts et démagogiques : la démographie, légalité des citoyens, lespérance de vie, les fonctionnaires budgétivores avec leurs pensions de retraites, les charges insupportables qui seraient supportées dès 2006 par les actifs. Pour nous contraindre tous à travailler plus longtemps et à baisser nos retraites, pas un journal, pas un JT télévisé qui ne serine toujours les mêmes arguments pour que les salariés se soumettent aux dictats patronaux et gouvernementaux fustigeant les fonctionnaires qui bénéficient " de droits exorbitants " par rapport au privé (le fameux souci d " équité " exprimé par ceux qui créent les inégalités). La réalité est toute autre : Démographie : Il faut arrêter de parler de ratio actifs et retraités, mais parler de ratio entre " occupés " et " inoccupés " (qui comprennent enfants, chômeurs et retraités). Or ce ratio évoluera peu, passant de 100 en 1995 à 112 en 2040, et cest oublier que la France a le taux de démographie (1,89) le plus favorable dEurope quand nos partenaires voient leur taux de renouvellement seffondrer. La charge sur les actifs : Dici 2040, le PIB aura doublé, même si on prend comme base une croissance de 1,7%/an et la charge des inactifs ne sera multipliée que par 1,25%. Légalité des citoyens : Elle peut tout aussi bien passer par lannulation de la réforme initiée en août 1993 par E.BALLADUR et le rétablissement dune retraite à taux plein pour tous à 37,5 annuités, surtout que le patronat, de sa seule responsabilité, a mis en pré - retraite ou licencié un nombre important de salariés, raréfiant, en dépit de lallongement de lactivité, les actifs de plus de 55 ans au sein des entreprises privées. La récente suppression sans préalable du CFA est, quant à elle, une nouvelle baisse de prestations . Les fonctionnaires budgétivores : La part du PIB consacrée aux fonctionnaires est passée de 10,40 en 1970 à 8,2% du PIB en 2000. On pourrait par contre parler du coût de la rémunération des actionnaires du niveau des stocks options des dirigeants et des inégalités croissantes dont sont victimes tous les salariés. Le taux réel de la pension des fonctionnaires nest pas en fait de 75% du dernier traitement perçu, mais souvent égal à un pourcentage parfois très inférieur selon le niveau des primes. Reculer lâge de la retraite cest entrer dans la régression sociale pour tous sans prendre en compte lévolution de la productivité, laccroissement des richesses, cest en réalité baisser les retraites et les pensions et ouvrir la voie aux fonds de pensions ou autres épargnes salariales, et de fait ouvrir aux assurances privées un marché gigantesque. Exigeons :
Refusons la régression sociale et la remise en cause de nos pensions et des retraites ! Refusons le piège du MEDEF et du gouvernement qui veulent opposer public et PRIVE ! EXIGEONS LEGALITE DU PUBLIC ET DU PRIVE 37,5 ANNUITES MAXIMUM POUR TOUS ! EXIGEONS DES RETRAITES ET DES PENSIONS QUI NOUS PERMETTRONS DE VIVRE DIGNEMENT ! LE 1er FEVRIER CEST TOUS ENSEMBLE
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