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 UNITE n°788 du 1er octobre 2002

Retraites : encore le son du COR !

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a repris ses travaux à la mi-septembre et il a abordé un sujet sensible : les divers systèmes de complément des pensions.

Avant les vacances, le même Conseil avait décortiqué un autre point délicat : les divers avantages familiaux et conjugaux qui représentent plus de 20 % de la masse des pensions versées.

Charges de famille, réversion,

Outre les différences existant entre les différents régimes (les bonifications pour enfants ne représentant pas le même avantage dans le privé, dans le public, dans les systèmes complémentaires), le COR a pris acte du caractère discriminatoire des dispositions de notre législation réservant certaines mesures aux femmes (cf. notre n° 787-page 13).

Il met donc en balance pour l'avenir des dispositions jouant sur les retraites et des mesures d'aide au moment même où l'éducation des enfants crée des sujétions lourdes.

A propos de la réversion, et une fois souligné le fait que certains pays ont abandonné le système, le COR s'est interrogé sur l'évolution du statut juridique du couple et sur l'opportunité d'introduire des conditions de ressources.

Compléments de retraite

Le COR n'a pas pour attribution de chercher une alternative au système de la répartition, a affiché clairement Yannick Moreau, sa présidente. Il s'est donc agi, simplement, de commencer en septembre un inventaire des divers compléments de retraites utilisés et de se poser plusieurs questions, dont l'une est très simple : «comment s'assurer que ces divers compléments, existant déjà, ne cannibaliseront pas les régimes par répartition».

Plusieurs mises au point importantes sur l'affrontement «capitalisation-répartition» ont également été rendues publiques par le Conseil et nous les schématiserons en quatre courtes phrases ci-après :

- Capitalisation ou répartition, il s'agit dans les deux cas -in fine- d'un prélèvement sur le PIB ; aucun système n'apporte donc un avantage décisif en termes macroéconomiques.

- Le vieillissement pose un problème de partage des revenus largement indépendant de la nature du système de retraite.

- Une comparaison entre pays à systèmes de retraites différents contredit l'idée que la capitalisation est un moyen d'accroître l'épargne.

- Ce qui pousse le plus à une épargne pour la retraite c'est la crainte que les générations futures refusent de supporter le coût du système par répartition (indépendamment des perspectives d'augmentation du coût, et donc davantage en évaluant simplement une probable montée des égoïsmes).

Nous l'avons déjà dit dans notre numéro de rentrée, il faut lutter contre une sorte de fatalisme, le contrat social sur les retraites n'a pas, selon nous, à être rompu.

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