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Déclaration liminaire des représentants du SNUI élus à la CAP n°7

CAP du 15 mai 2003

Madame la Présidente,

Nous ne pouvons débuter cette CAP, sans évoquer les mouvements sociaux qui secouent, en ce moment, la fonction publique.

Les agents de la DGI se sont, avec un taux de plus de 72 %, massivement inscrits dans la journée d’actions du 13 mai.

Aujourd’hui, sur de nombreux sites des agents sont en grève reconductible.

Ce qui les amené à se mettre en grève, c’est bien sûr l’annonce des mesures gouvernementales sur le dossier majeur des retraites mais aussi, le contexte général actuel de la DGI.

En effet, la poursuite de la logique gouvernementale arithmétique et comptable en matière d’effectifs, traduite par l’annonce de suppressions massives d’emplois et l’amputation de moyens de fonctionnement, pèsent lourdement sur leur quotidien.

Des conditions de travail se dégradant encore plus de jour en jour, des pressions hiérarchiques de plus en plus intolérables, une course effrénée en terme de rendement…..voilà, entre autres, ce que vous offrez aux agents ! ! !

A l’évidence, ils ont encore des raisons supplémentaires de montrer leur profond mécontentement et leur détermination à se faire entendre et faire aboutir leurs revendications.

Les agents de service sont, comme tous leurs collègues, écœurés de ce qui est en train de se passer. Les agents de service ont, comme tous leurs collègues, le sentiment d’avoir été trahis par l’Administration.

Hier, la DGI affirmait que la mission de gardien concierge serait maintenue.

Promesse faite lors d’un groupe de travail, mais en réalité " mensonge " car on s’aperçoit qu’il y a de plus en plus de suppressions d’emplois, 31 postes supprimés encore cette année (23 en 2002).

Madame la Présidente, je vous pose la question : que devient la mission de gardien concierge ?…

La volonté de la Centrale, aujourd’hui, est de supprimer au maximum des postes de gardiens concierges ou de veilleurs de nuit, sous prétexte que leurs missions ne sont plus adaptées.

Rentabilité oblige, car cela coûte trop cher, paraît-il, à l’Administration.

Avec le rapprochement CDI-Recette, vous êtes contraints de gagner de la surface pour y installer les nouveaux services et l’aubaine c’est de " dégager " des loges de gardiens concierges ! ! !

Concernant les conditions de travail, là encore, aucune amélioration, bien au contraire. Avec la mise en place de l’ARTT, l’agent de service doit pallier le manque d’effectifs dans les services et il lui est demandé d’effectuer un nombre de tâches administratives de plus en plus important.

Le SNUI est depuis longtemps demandeur d’un groupe de travail concernant les agents de service.

Ce serait l’occasion de mettre à jour leur " cahier de consignes ". Mais nous constatons que cette réunion est reportée de mois en mois, pour ne pas dire d’année en année.

Peut-être craignez-vous de devoir lister trop de charges supplémentaires et de rémunérer en conséquence, donc à la hausse, tous ces agents.

Aujourd’hui, trop d’abus existent dans de nombreux sites :

  • mise en place de l’ARTT,
  • auto-remplacement,
  • surveillance des locaux,
  • sécurité des personnels et des biens, etc…etc.

Que dire sur le dialogue agent de service/ chef de service ? Qu’il est inexistant, vous le savez bien…Que le supérieur hiérarchique juge de ce que doit faire l’agent sans aucune concertation…vous le savez aussi. Mais ce n’est que copie conforme de ce que fait la Centrale avec ses agents.

Il est plus que temps de convoquer ce groupe de travail, de reconnaître les véritables qualifications des gardiens concierges, des veilleurs de nuit et des agents de services communs.

Très officiellement, le SNUI :

  • réitère sa demande pour la tenue rapide d’un groupe de travail,
  • rappelle son attachement à la présence humaine sur les sites,
  • et réaffirme qu’il est indispensable de maintenir les missions et fonctions des agents de service.

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