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Le 20/06/2001
Contre : 3,51% Abstentions : 2,33 %
Le SNUI s'oppose à la contrainte arbitraire des 1600 heures prévues par le décret Fonction Publique et il refuse toute remise en cause des droits conquis qu'il s'agisse des jours de congés (32 dans la majorité des cas), des horaires spécifiques (Paris, Lyon, Marseille, CSI...) ou de la notion de temps de travail (pauses, trajets, autorisations d'absence...). Le SNUI réaffirme que la RTT doit globalement se faire sur la base d'une réduction de 4 heures de travail par semaine actuellement travaillée et sur cette base, il exige :
Le SNUI a notamment pris toute sa part dans la préparation et la participation au mouvement de grève et à la manifestation nationale du 7 juin dernier. Le SNUI déplore qu'aucune initiative Fonction Publique n'ait été impulsée par les fédérations de fonctionnaires représentées à ce niveau en vue de remettre en cause les orientations du Ministre de la Fonction publique sur l'emploi et le décret d'août 2000. Le Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie vient d'annoncer le 14 juin 2001 qu'il a décidé de clore juridiquement le processus de discussion au plan national dès le CTPM du 6 juillet par l'adoption simultanée des arrêtés ministériels fixant la mise en place de la RTT au MINEFI. Il a décidé avec le Directeur Général des Impôts d'accélérer au 1er septembre la mise en place de la RTT sur l'ensemble du territoire. Déjà les DSF ont entrepris de consulter les organisations syndicales et les agents. La même précipitation se constate dans d'autres directions du ministère (comptabilité publique...). Le Congrès du SNUI dénonce l'absence de prise en compte des revendications des personnels ; en particulier, l'absence de créations d'emplois ne peut que poser d'énormes problèmes dans le fonctionnement des services. Le Congrès du SNUI condamne une telle précipitation de l'administration et déclare que le SNUI ne s'inscrira dans aucun débat sur la mise en place de la RTT qui pourrait être organisé durant la période estivale et qui aurait bien le caractère d'une consultation alibi. Il dénonce par ailleurs les manipulations qui ont été développées dans les derniers jours. Il réitère sa ferme volonté de faire aboutir par l'action syndicale au niveau Fonction Publique, du MINEFI et de la DGI toutes ses revendications sur la RTT notamment par la création d'emplois et par la remise en cause du décret fonction publique d'août 2000. Le Congrès du SNUI réaffirme avec la plus grande vigueur que le SNUI ne renoncera pas et n'abdiquera pas sur ses revendications en matière de RTT. Dans l'immédiat, il décide de boycotter les fausses consultations organisées au MINEFI (CTPM et CHSM) et à la DGI (CTPD, CTPS). Il prendra contact avec les autres organisations syndicales dès le 25 juin pour organiser une riposte unitaire des agents.
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