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 Hautes Pyrénées : un agent sur 3 en grève
 


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article de la Dépêche

Tarbes
Toujours plus avec toujours moins

Social. Suppression de postes : l'intersyndicale du Trésor et des Impôts s'invite au comité technique paritaire.

Un peu plus de 80 agents devant la direction des impôts, avenue Bertrand Barère, puis en cortège dans l'escalier pour accompagner à la réunion du comité technique paritaire (CTP), les représentants de l'intersyndicale CGT Finances, FO Finances et SNUI-SUD-Trésor : la grève lancée dans l'urgence mardi après le boycott du CTP prévu ce jour-là « a su malgré tout mobiliser un agent sur trois ce jeudi » constataient José Navarro et Pascale Senmartin, au nom de l'intersyndicale et d'après leur comptage.

Motif de la colère ? Toujours les suppressions d'emplois liées à la fusion des impôts et du trésor désormais, « plus de 90 depuis 10 ans, dont 14 pour la seule année passée et encore 14 cette année » soulignent les représentants syndicaux. Mais surtout, en l'occurrence, les conséquences qu'elles ont aussi quant aux projets de réorganisation des deux administrations à l'échelon départemental. D'où cette manifestation à l'occasion de ce CTP dont l'objet était pour les directions « d'instituer trois nouvelles structures dans le département, à Tarbes, Lourdes et Lannemezan, des services des impôts aux particuliers qui regrouperont impôts et recouvrement sur un même site en ayant pour mission de répondre aux problèmes des contribuables « de base »» expliquent José Navarro et Pascale Senmartin. Et face à ce projet « la question qui se pose, c'est toujours celle du service rendu à l'usager car nous n'avons plus les moyens humains de répondre correctement à cette nouvelle mission à Lourdes et Lannemezan » dénoncent les syndicats. Qui ont donc boycotté la réunion du 10 novembre et décidé de monter d'un cran leur action, hier car « encore une fois on nous demande de faire toujours plus avec toujours moins. Nous demandons donc le report de ce projet afin de rediscuter les conditions de mise en place de ces nouvelles structures » concluent José Navarro et Pascale Senmartin.