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« On s'attend
à 25 % d'erreurs ! »
« A Marseille dès le départ, on
a déjà subi des pannes à répétition et l'édition des déclarations a
enregistré des retards », confie Anne-Marie Oliviéri,
représentante locale du syndicat national unifié des impôts.
« Dans quelques jours, le flot
des déclarations va devoir être traité en un mois seulement pour les
agents au lieu des 2 mois 1/2 habituels. Sans parler du taux
d'erreur prévisible de 25 %. On estime, en effet, à un
quart le nombre de déclarations préremplies qui comporteront un ou
plusieurs éléments erronés »".
L'erreur pourra soit provenir de
l'administration fiscale (et du logiciel chargé de trier les
milliers de données reçues), soit des tiers déclarants (employeurs,
caisses) qui n'auront pas transmis les bons chiffres.
De façon plus générale, les
syndicats évaluent à 10 % seulement le nombre de déclarations préremplies « intouchables », c'est-à-dire auxquelles aucune
modification ne sera nécessaire.
« Dans 90 % des cas, des
changements familiaux, professionnels ou personnels (réductions
d'impôts) devront être notés. Bilan : pour les contribuables, rien
n'est simplifié et, en interne, cette réforme n'apporte rien ! »,
résume Mme Oliviéri.
«Le rnême travail, en moins de temps avec
moins de moyens… ».
Verdict véritable : au début de
l’été où on saura réellement si la déclaration préremplie a rempli
son rôle.
En attendant, il faut prendre sa
calculette pour tout vérifier de toute façon !
F. DUMAS. Var-Matin
5 mai 2006 |