Journée d'action dans la Fonction publique, jeudi
 

Cinq des sept fédérations syndicales de fonctionnaires (CGT, FO, CGC, FSU et UNSA) appellent à une journée nationale d'action, jeudi, pour protester contre les suppressions de postes et demander une hausse des salaires et une refonte de la grille indiciaire.

Dans la Fonction publique, le principal secteur touché devrait être la Direction générale des impôts (DGI) où un préavis de grève -le deuxième en quinze jours- a été déposé pour mardi également, à l'appel des fédérations CGT, FO, CFDT, UNSA, CFTC et du SNUI, notamment pour dénoncer les restructurations à la DGI, qui ont conduit à la suppression de 6.000 postes.

Le 14 novembre dernier déjà, 39% des agents des impôts étaient en grève, selon le chiffre à la fois du ministère des Finances.

Ailleurs, même si un préavis de grève a été déposé par les fédérations de fonctionnaires, de source syndicale on précisait mercredi que la mobilisation devrait avant tout revêtir un caractère "symbolique" et que le préavis a été déposé "essentiellement pour couvrir toutes les éventualités".

La journée devrait notamment se traduire par des rassemblements locaux, avec à la clé la poursuite de la signature de la pétition contre la politique du gouvernement dans le service public, qui comporte déjà environ 50.000 signatures, selon la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).

Selon le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, les fédérations avaient prévu de se rendre en délégation au ministère de la Fonction publique à Paris pour y déposer les premières "cartes pétitions" signées, mais "le ministre (Christian Jacob) refuse de nous recevoir".

Parmi les revendications, les fédérations de la Fonction publique CGT, FO, CGC, FSU et UNSA estiment que "la situation faite aux salaires des personnels (...) est profondément inacceptable" et que les fonctionnaires ont perdu 5,6% de leur pouvoir d'achat depuis 2000.

Les syndicats dénoncent également la poursuite d'une "politique déterminée de suppressions d'emplois", avec à la clé "une réduction d'au moins 15.000 emplois qui est programmée pour 2007, cinquième année consécutive de baisse des effectifs". AP