INQUIÉTUDES Avenir incertain pour les services des impôts 

MOBILISÉS. En assemblée générale hier, les militants du SNUI attendent Thierry Breton de pied ferme.

 

Entrevue ou pas? Telle est la question que se posaient hier les militants du Syndicat national unifié des Impôts (SNUI) du Puy-de-Dôme réunis en assemblée générale à Cébazat.

Face aux récentes annonces du ministre des Finances concernant les suppressions de postes dans la fonction publique, face surtout à des perspectives de réorganisation de l'appareil de formation de l'administration fiscale, le SNUI a demandé une entrevue à Thierry Breton qui intervient ce matin même devant les élèves de l'École des Impôts de Clermont-Ferrand. Demande restée sans réponse.

« Entre 2004 et 2008, 5.000 emplois de fonctionnaires auront été supprimés aux Impôts.

L:argument avancé: faire des économies !

Dans le même temps,.nous constatons que nous avons de moins en moins de moyens de lutter contre la fraude fiscale qui s'élève à... 50 milliards d'euros par an! » stigmatise Pascal Basset, administrateur régional du SNUI. Parmi les combats du syndicat : Une véritable justice fiscale. « Actuellement, l'impôt sur le revenu (qui ne repré­sente que 16 % des revenus de l'Etat) est de moins en moins redistributeur de richesses » ajoute Pascal Besset

Et l'école?

Mais LA question d'étape pour le ministre des Finances sera sans aucun doute sur le devenir de l'École des Im­pôts, Le SNUI redoute une réorganisation de la formation qui aboutirait, selon lui, à des regroupements.

En clair: l'avenir de l'École Nationale des impôts ne serait pas assuré: « Selon certaines de nos informations, il pourrait ne plus y avoir qu'une seule direction pour les deux écoles, celle de Clermont-Ferrand et celle de Paris dès le 1" janvier 2007. Et bien entendu, elle serait localisée à Paris! ». Le SNUI aura peut-être un début de réponse ce matin...

La Montagne 26/05/06