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La CFE-CGC estime que « la
prime pour l’emploi (PPE), qui coûte désormais 4,2 milliards d’euros à
l’État et dont l’efficacité a été fortement mise en doute par la Cour des
Comptes, génère un effet pervers en mettant à mal la hiérarchie des salaires
et l’ascenseur social qui lui était lié ».
Cette prime « profite
(certes) aux salariés mais aussi très largement aux entreprises qui en
profitent pour ne pas augmenter les salaires en laissant l’État assumer la
charge salariale à leur place ». En « conséquence, on assiste à un tassement
des salaires entre 1 et 1,6 smic (qui) concerne aujourd’hui plus de 50 % des
salariés ».
La CFE-CGC « exige que les
discussions ne s’arrêtent pas aux seuls bas salaires et qu’elles aboutissent
à remettre en vigueur une échelle cohérente et dynamique de l’ensemble des
rémunérations ».
Le
Syndicat National Unifié des Impôts (SNUI-FDSU)
« relève que le Premier
ministre reconnaît qu’il y a un sérieux problème de pouvoir d’achat en
France ». Mais si « le constat est valable, la solution proposée est
discutable ». Selon lui, « l’effet pervers du plafond de la PPE réside dans
l’incitation de nombreux employeurs à ne pas augmenter les salaires en
invoquant qu’une augmentation ferait perdre au salarié le bénéfice de la PPE,
ce qui entretient ainsi la modération salariale ». « De plus, la PPE ne
bénéficiant qu’aux salariés, sa revalorisation accentuera les inégalités
avec les personnes les plus pauvres, c’est-à-dire avec celles qui sont les
plus touchées par la précarité et le chômage ». |