Le syndicat national unifié des
Impôts (SNUI) dénonce dans un communiqué les "idées reçues et lieux
communs" concernant selon lui les fonctionnaires de l'administration
fiscale, "régulièrement montrés du doigt".
Une délégation du Snui-FDSU a
présenté mardi lors d'une rencontre avec le ministre de la Fonction
publique Eric Woerth ses inquiétudes concernant "les emplois, les
effectifs et la technicité des différents métiers", a précisé un
syndicaliste à l'AFP.
"L'administration fiscale est
l'administration d'Etat qui a connu le plus de réformes ces dernières
années", explique le syndicat, qui évoque "des suppressions d'emplois d'un
niveau record: 2.504 emplois supprimés entre 2003 et 2005, 1.236 emplois
en 2006, 1.370 en 2007 et 1.370 emplois devraient l'être encore en 2008".
Dans les services de la
direction générale des Impôts (DGI), "l'accueil et la charge de travail
continuent d'augmenter: les objectifs sont en hausse, les restructurations
s'enchaînent et de nouvelles missions sont dévolues", ajoute-t-il,
soulignant que les nouvelles technologies peuvent "alléger certains
travaux de saisie notamment", mais "créent également de nouvelles tâches".
Le nombre de télédéclarants est
en hausse (5,7 millions en 2006 sur 35 millions de foyers fiscaux), mais
aussi celui des réceptions de contribuables et d'appels téléphoniques (8 à
10% de hausse par an en moyenne), ajoute-t-il.
Dénonçant le projet de fusion
de la DGI avec la Direction générale des Comptes publics (DGCP), le
syndicat précise que leurs missions sont différentes. La DGI est chargée
de la quasi-totalité des missions fiscales, tandis que la DGCP effectue
pour l'essentiel des missions de gestion publique.
Par ailleurs, "si les moyens de
fraudes fiscales sont nombreux, les moyens de luttes ne suivent pas",
assure le Snui, selon qui, un agent était en moyenne en 2001 chargé du
contrôle fiscal de 633 entreprises.
Pour la gestion de l'impôt, un
agent à temps plein est en charge de 788 citoyens, précise le syndicat.