Le syndicat national
unifié des impôts (Snui) s'est dit opposé à une "plus forte" contribution
des ménages au financement de la protection sociale, lui préférant une
hausse de la contribution des entreprises.
"Si une hausse de la
TVA n'est, pour l'heure, pas +à l'ordre du jour+" (...), il semble certain
que le financement évolue vers une plus grande fiscalisation, et notamment
une plus forte imposition des ménages", écrit le Snui dans un communiqué.
"Pour ne pas heurter une opinion publique opposée à la TVA dite +sociale+
(...) le gouvernement contourne la question et pose le débat autrement :
selon lui, il ne faudrait pas imposer la production ni le travail",
estime-t-il.
"Il est donc aisé de comprendre que l'on se dirige vers une hausse de
l'imposition de la consommation, soit par la TVA (qui serait ainsi remise +à
l'ordre du jour+), soit par un autre moyen (une +écotaxe+ qui n'aurait
d'écologique que le nom et qui serait en fait un impôt indirect sur la
consommation, une hausse de plusieurs prélèvements, plus ou moins
visibles...)", selon lui.
Or
"imposer la consommation revient à imposer essentiellement le travail (la
plupart des ménages consomment avec leurs revenus du travail) et notamment
le travail des ménages les plus modestes, qui consacrent à la consommation
la quasi-totalité de leurs revenus du travail".
Le
Snui propose des "pistes" visant notamment à accroître la contribution
directe ou indirecte des entreprises, comme "un rattrapage de la part des
salaires dans la valeur ajoutée qui conduirait à un accroissement mécanique
des recettes de la protection sociale et soutiendrait également l'activité
économique".
Il
envisage également "une fiscalisation plus juste mettant à contribution
l'ensemble des agents économiques, ce qui passe, pour les entreprises, par
un élargissement de l'assiette des cotisations à la valeur ajoutée, et pour
les ménages, par un mode de financement plus progressif".