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SNUI : 'L'impôt doit
être redistribué'
L’heure est au premier bilan pour le SNUI (Syndicat National Unifié des
Impôts) concernant le paquet fiscal voté en 2007. Attractivité de La France,
exonérations des heures supplémentaires, bouclier fiscal, niches fiscales,
fiscalité du patrimoine… Le syndicat a passé au peigne fin les différentes
mesures prises par le gouvernement affirmant qu’il était temps de corriger
le projet de loi de finances 2009.
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Éric
Métro |
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Jean-Claude
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Le syndicat a tout d’abord souhaité rappeler que malgré le contexte de
crise, "il n’est pas déplacé de dire que La France est attractive".
Parmi les exemples donné par le SNUI, les coûts salariaux en France, qui
sont dans la moyenne basse par rapport aux autres pays européens ou encore
le nombre de jours de grève dans le secteur privé, mois importants en France
qu’aux Etats-Unis, en Espagne ou encore en Italie.
Toutefois, le revers souligné par le syndicat est de dire que le bouclier
fiscal, ce dispositif de plafonnement des impôts directs qui bénéficie aux
particuliers, ne profite qu’à une infime partie de la population. "Près de
150 000 personnes ont bénéficié du bouclier fiscal pour un montant de 246
millions d’euros. Système injuste car 524 personnes se partagent la moitié".
Concernant l’ISF, le syndicat insiste sur le côté symbolique et politique.
"Il ne vaut pas grand chose en terme d’impôt. Le fait que l’ISF coûte cher
est du pipeau".
Gros dossier: les niches fiscales. "Il y en a trop en France. Le coût est
estimé à 70 milliards d’euro. On ne dit pas qu’il faut supprimer toutes les
niches fiscales demain mais il nous paraît évident qu’il faut en supprimer".
Le syndicat préconise un plafonnement mais en évaluant le coût, le rendement
et l’efficacité des niches.
Finalement, l’objectif est le même que le gouvernement concernant la
défiscalisation, mais avec un raisonnement totalement différent. "On veut
une refonte à des fins utiles et pas pour faire des économies".
Après avoir balayé diverses mesures, le SNUI fait part de son inquiétude
concernant le risque d’avoir de gros problèmes au niveau de la fiscalité en
France. "On peut prendre ce paquet fiscal par tous les bouts, les premiers
éléments montrent qu’il coûte cher et que les clivages sociaux augmentent".
Les représentants ont souhaité rappelé que d’après l’INSEE, plus de la
moitié des Réunionnais sont sous le seuil de pauvreté et La Réunion compte
100 000 illettrés. "L’impôt doit servir à la collectivité et être
redistribué. On ne peut pas être d’accord avec le paquet fiscal dans sa
forme actuelle".
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