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Tour de France :
actions symboliques pour "dénoncer les paradis fiscaux"
Des associations en lutte pour la transparence
fiscale entendent mener des actions symboliques, samedi lors de 8e étape du
Tour de France entre Andorre-la-Vieille et Saint-Girons, afin "de dénoncer
les paradis fiscaux".
"Le Tour a la bonne idée de passer par trois des cinq paradis fiscaux aux
frontières de notre pays, Monaco, Andorre ce samedi, puis la Suisse. C'est
l'occasion de rappeler trois mois après le G20 de Londres et les belles
promesses que rien n'a été réellement entrepris afin de lutter contre leurs
effets néfastes", a indiqué Maël Theulière de l'association altermondialiste
Attac France.
"Nous n'entendons pas perturber le Tour mais simplement profiter de son
impact médiatique pour faire ressortir cette question auprès du grand
public", a souligné Françoise Laborde du Comité catholique contre la faim et
pour le développement (CCFD).
Une banderole "Paradis fiscal enfer social" n'a cependant pu être accrochée
par les militants sur un téléphérique désaffecté sur le passage des
coureurs, au niveau de la station d'Ax-les-Thermes, les gendarmes les en
ayant empêchés.
Cependant, à l'arrivée de l'étape à Saint-Girons, ces militants
d'associations membres de la plate-forme "Paradis Fiscaux et Judiciaire"
(PFJ) distribuaient des tracts sur le marché et entendaient organiser une
course à vélo symbolique entre la Suisse, Monaco et Andorre.
"Les paradis fiscaux sont l'équivalent de l'EPO pour le Tour de France, ce
sont des produits dopants pour les multinationales et les grandes fortunes
dans la grande compétition financière", a indiqué M. Theulière.
"Personne ne dit qu'il en prend mais tous en ont besoin pour booster leurs
performances, et l'on considère que les paradis fiscaux sont responsables de
500 milliards de dollars d'évasion fiscale et du blanchiment de l'argent
sale", a ajouté le représentant d'Attac.
"Résoudre le problème des paradis
fiscaux est seulement une question de volonté politique", a indiqué
Christian Terrancle du Syndicat national unifié des impôts (SNUI), "et le
grand public doit comprendre que l'argent qui est fraudé par les uns est
ensuite payé par tous".

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