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Grève L'hôtel des impôts est resté fermé hier
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Les usagers ont trouvé
porte close hier. L'hôtel des impôts à Rodez était fermé au public, à
cinq jours de la date limite pour envoyer, par écrit, la déclaration des
revenus 2008. Seul l'accueil téléphonique était assuré tout au long de
la journée.
Dans le département, 30 % du personnel de la direction des impôts
étaient en grève à l'appel de la CGT, FO et le SNUI, dans le cadre de la
journée d'action interprofessionnelle. |
De quoi entraver tout accueil
des usagers à Rodez ? Justement, sur cette question les versions divergent
entre les syndicats et la direction.
La fermeture au public de l'hôtel des impôts a été décidée par la dir ection,
ce que déplorent les syndicats. Ces derniers estimant que le personnel non
gréviste était suffisant pour accueillir les usagers. « La direction donne
la priorité à la saisie informatique des déclarations d'impôt sur le revenu.
C'est-à-dire au travail de masse plutôt qu'à l'accueil du public. Chaque
année il faut aller plus vite, c'est une escalade », lâche Marc Alary du
syndicat SNUI le représentant du personnel.
Une version démentie par la direction. « Le nombre d'agents au contact du
public n'était pas suffisant : les conditions acceptables n'étaient donc pas
réunies », affirme Jean-Luc Canouet, responsable du personnel des services
fiscaux. Selon les syndicats, on recensait un tiers de grévistes à l'hôtel
des impôts de Rodez.
Avant-hier, 700 personnes s'étaient déplacées, avenue du 8-Mai, surtout pour
obtenir des informations quant à la déclaration de revenus. La période est
habituellement chargée.
Le mouvement de grève a par ailleurs perturbé d'autres sites : le centre de
Decazeville se trouvait également fermé hier, tandis que celui de
Villefranche a pu accueillir le public malgré une partie du personnel en
grève.
Sur le fond, les syndicats de personnels dénoncent la baisse du nombre de
postes. Selon eux une quinzaine d'emplois devraient être supprimés en
Aveyron cette année, à la direction des impôts et au trésor public. Deux
administrations qui vont fusionner dans une direction générale des finances
publiques. Et les syndicats redoutent la fermeture des trésoreries de
proximité. Avec l'exemple de Bozouls où il n'y a plus qu'un jour de
permanence par semaine . Des employés grévistes ont rejoint, en fin
d'après-midi, le rassemblement devant la préfecture.
Sylvain LABLANQUIE |