Le remplacement de l'avoir fiscal en 2005 par un
mécanisme d'abattement sur les dividendes pénalisera les foyers à revenus
modérés mais disposant d'un portefeuille important. Selon les calculs du
syndicat SNUI, pour 10.000 euros de
dividendes, un couple marié imposé au taux effectif de 48 % verra ses impôts
et prélèvements sociaux baisser de 450 euros. Mais un foyer imposé à 25 %
acquittera 1.490 euros d'impôts et de prélèvements sociaux, alors qu'il
aurait perçu auparavant un chèque de 360 euros du Trésor.