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L'Union SNUI-SUD Trésor Solidaires
Vincent Drezet de l’Union SNUI-SUD Trésor Solidaires
Le livre d’Attac Pour un « big bang
fiscal », coordonné par Vincent Drezet de l’Union SNUI-SUD Trésor Solidaires Les
guides pratiques
Le texte du Quelle
Europe fiscale ?
Rapport du SNUI sur l’état de la lutte contre la
fraude fiscale
Le texte du Après
le "Serpent Fiscal" le dernier livre du Snui : |
Quelle place pour l’imaginaire, l’art et la culture dans la transformation sociale
Le libéralisme institue une relation à l’autre faite de compétition et de performance. A l’opposé, une autre conception de la relation à l’autre consiste en un échange, où chacun apporte à l’autre sans se perdre soi-même. L’Art et la culture tiennent des rôles particuliers dans cette optique de l’échange et dans la transformation du réel. L’Art change le réel, et l’artiste fait une proposition par rapport à l’ordre existant. La culture quant à elle permet de faire circuler l’Art. L’imaginaire se trouve aussi dans le domaine politique, puisqu’il consiste aussi en une proposition faite à la population pour se représenter le changement que nous désirons. Il est donc nécessaire aussi de ne pas renoncer à l’utopie, qui doit en quelque sorte devenir réalisable. Par conséquent, peut-on concevoir une société plus juste libérée des contraintes sociales ? Oui, en s’appuyant sur une analyse précise du réel et en fabriquant de l’utopie. Les utopies ne viennent pas de rien. Elles naissent de la volonté de s’émanciper et se nourrissent de l’imaginaire. Le plus souvent l’imaginaire s’enracine dans la culture, dans un rapport avec l’autre, dans un souci de partage, dans une volonté de vivre en harmonie.
Quelle place ont l’art et la culture dans nos sociétés néoliberales ? On peut dire qu’il y a une crise de l’art, de la culture et de la politique. La rentabilité, la performance est appliquée à toute activité : la consommation est devenu un moyen pour le capitalisme de maintenir son ascendant : pour que le système fonctionne il faut que les gens adhèrent à la consommation, à la quantité. Il y a une réelle volonté d’imposer la quantité et la performance même dans le domaine de l’Art. On ne jouera une représentation que trois fois par exemple pour être sûre de la rentabiliser. La volonté de rentabiliser et de transformer l’offre culturelle en une multitude de produits est en totale opposition avec la démarche d’apporter de la culture à tous. L’Art devrait être reconnu comme un bien commun. Que serait une société sans artistes ? que ferions nous du temps libre, du temps social ? La démarche qui consiste à consommer de la culture dans le seul but d’améliorer son capital personnel n’est pas suffisante si nous avons la volonté de nous émanciper. Bien que la sphère marchande soit indispensable pour répandre le fait culturel, les politiques doivent agir et intervenir énergiquement pour que le marché ne soit pas le seul acteur dans ce secteur. Quels que soient leurs niveaux de compétences, les élus doivent intervenir pour développer les démarches culturelles, en multipliant les échanges entre les citoyens, les artistes et les créateurs. Exemples : - présence d’écrivains dans les lieux scolaires (ateliers d’écriture) ; - prèsence de compagnies théatrales installées dans des quartiers populaires et travaillant avec la population ; - cités d’accueil d’artistes travaillant en interdépendance avec leurs communes ; Les syndicats peuvent aussi intervenir en ce sens. Dans le cadre des comités d’entreprise ils doivent proposer une offre culturelle volontariste (et pas seulement la fameuse sortie à Disney..) et rendre les salariés acteurs de projets. Il est important que les citoyens s’investissent dans cette thématique et qu’ils interpellent leurs élus. La reforme des collectivités locales risque d’aggraver la situation : la baisse des finances des collectivités territoriales toucheront en premier lieu les dépenses en matière culturelle et sportive. Il est donc urgent que les populations se saisissent du sujet.
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