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Après la crise grecque, pouvons nous construire une autre Europe ? Des syndicalistes (dont un représentant du syndicat des banques grecques), des élus progressistes au parlement européen, des acteurs politiques de pays de l’est (Hongrie, Pologne) ont fait un bilan de l’utilisation qui est faite par les gouvernements en Europe de la crise, pour permettre le développement de l’ultra-libéralisme. Tous les pays de l’Union sont concernés. Remise en cause des droits et acquis sociaux, plan de rigueur, mise sous tutelle des États, autant d’attaques contre les peuples européens. Au-delà des chiffres des déficits, du taux de chômage, nous sommes à la croisée des chemins d’un choix de société. Certains pays s’enfoncent dans un conservatisme à l’allure rassurante. Les extrémismes sont renforcés. Les élites européennes ont soutenu les banques avec l’argent public. Les gouvernements ne parlent plus que de rigueur. Les débats ont été riches revenant sur - le rôle de la BCE (qui prête avec des taux supérieurs aux Etats que ceux qu’elle pratique pour les banques !) - la stratégie de Lisbonne, où les accords ne font plus référence à la protection sociale. - la nécessité de lutter contre la pauvreté, bien au-delà de ce que fait l’Union européenne en déclarant l’année de lutte contre la pauvreté et ne mettant pas en place de véritables mesures. Une véritable politique de redistribution devient impossible dans une compétition globale. Il faut s’opposer au modèle économique défini par les marchés et passer des principes aux projets. |