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Premières
nouvelles en direct du forum envoyées par notre délégation Publié DTD Istanbul le 1er juillet 2010 23 heures Pour ce premier jour quelques commentaires sur le cadre puis un bref résumé de deux ateliers auxquels une partie d’entre nous a participé Accueillis par de jeunes étudiants turcs les inscriptions ont été relativement aisées. Il semble qu’il y ait moins de monde qu’à Malmö et certainement moins de Turcs que prévus. Pour autant, un certain nombre de pays européens sont présents ainsi qu’un panel conséquent d’ organisations syndicales, d’ONG et autres organismes. Quelques députés européens sont également présents (pas Français). Bref la population classique de ce genre de rassemblement. La délégation de Solidaires s’est répartie dans un grand nombre d’ateliers dont deux dans lesquels des camarades de Solidaires fonction publique de l’ Union SNUI-SUD Trésor Solidaires de SUD Cam et de SUD santé étaient présents Séminaire 1 : Les pensions L’atelier sur la problématique des retraites et des moyens de lutter contre les attaques menées dans tous les pays d’Europe était animé par la FSU, La CGT, la CGIL (Italie), Le FGTB (Belgique) et le DISK (Turquie). Hormis le DISK les autres OS se sont limitées à décrire l’évolution de leur système en démontrant que les remises en cause provenaient toutes des mêmes analyses politiques et économiques pilotées par le système économique libéral. « Curieusement » Chaque pays profite du moment pour faire régler la facture de la crise en se servant des atteintes aux droits sociaux et plus particulièrement en sabrant dans les régimes de retraites. On pourra regretter qu’aucun pays du nord de l’Europe ne participât à ce séminaire. Le message d’un autre partage des richesses semble être un vecteur que nos amis européens partagent et sur lequel nous avons quelques arguments à porter, particulièrement au rôle que dois pouvoir jouer l’UFE sur ce débat. Tous les intervenants conviennent de la nécessité de lutter ensemble et la date du 29 septembre a été reprise souvent (voir atelier suivant). L’intérêt majeur de ce séminaire est venu d’un Hors sujet pertinent à l’initiative de La représentante du DISK Syndicat Turc. Avant d’aborder les retraites proprement dites, elle nous a décrit la situation sociale et politique de son pays. Le coup d’état militaire de 1980 a fortement réduit les possibilités revendicatives. C’est en 1995 que certaines forces se sont constituées. LE DISK représente aujourd’hui 45 fédérations présentes dans 36 bureaux régionaux. Encore aujourd’hui de nombreux obstacles limitent leurs capacités d’actions (répression sans compter le problème des Kurdes). Beaucoup de militants en prisons (10000). Hier en fin de manif la police a chargé sur les femmes Kurdes qui prenaient la parole. La crise frappe bien sûr le Pays, ce qui se traduit par un accroissement de la misère sociale. Le niveau de vie selon la camarade est encore, par endroit, comme si on était au 19ème siècle ! La condition des femmes est dégradée même si elles sont passées de 17h de travail par jour à 8 h ! Le salaire minimum statutaire est fixé à 800 lires Turques, mais nombre de patrons s’assoient dessus ! Les retraites moyennes tournent autour de 300 lires turques Le gouvernement utilise l’argent prévu pour payer les retraites pour financer d’autres projets gouvernementaux ! L’augmentation du coût de la vie depuis la crise a augmenté de 80%, les retraites ont augmenté de 1,83% L’age légal est fixé à 65 ans. Bref un tableau peu encourageant d’une situation dégradée mais une volonté de combat bien réelle. Combat pour les droits des salariés et des retraités et aussi combat pour la Paix ! Séminaire 2 : États des lieux des services publics en Europe. voir la contribution en document joint Depuis le FSE d’Athènes un réseau européen des SP s’est constitué et a convenu de faire un point d’étape à chaque FSE. Quelques 350 organismes adhèrent à ce réseau, Solidaires bien sûr aussi. Plusieurs intervenants se sont succédés pour, dans un premier temps, dresser un tableau objectif des services publics au sens large du terme (économique ou non, marchand ou non). 64 millions d’Européens travaillent dans le SP ou SIEG dans les 27 pays membres. C’est 30% de la population active globale. Il y a 500000 entreprises qui gèrent les services publics de réseaux (style ERDF….) La lecture de la notion de service public est très diverse selon les pays européens. La conception française n’est pas du tout majoritaire. Beaucoup de pays « acceptent » que des missions de services publics soient gérées par le secteur privé. En réalité les populations n’ont pas toujours le choix. Mais parfois oui, d’où la difficulté de développer des luttes collectives sur certains sujets : c’est le combat entre SP et SIEG Un constat général d’une européanisation des politiques de service public confrontée à une logique sectorielle et aux traditions nationales. Une remarquable intervention d’une députée européenne Portugaise a dénoncé les dérives des politiques menées en la matière. Elles nous a incité à lutter contre les directives européennes prise en matière de service public. Les camarades de Solidaires fonction publique et de l’union SNUI-SUD Trésor Solidaires ont remarquablement développé nos positions sur ce sujet . Les camarades Grecs nous ont fait un point sur la situation du pays depuis la crise terrible qui les a frappé en premier….ce qui est sur, c’est que personne n’est à l’abri et que cela nous pend au nez. Le séminaire s’est surtout attaché à réfléchir aux mobilisations possibles. Déjà un calendrier se profile avec la journée de la CES du 29 septembre… Difficile d’avoir une position commune entre ceux qui pensent que la CES « cautionne » par son absence de prise de positions et de mobilisations, les évolutions économiques et sociales. entre ceux qui en sont déjà à deux trois ou cinq jours de grève générale entre ceux qui pensent que Bruxelles ne suffira pas et qu’il faut élargir la mobilisation à toute l’Europe dans toutes les capitales… bref un consensus : il faut se bouger !!! Il faut développer les échanges et coordonner les OS au sein de l’Europe. Bref, il faut résister et faire barrage à la politique menée actuellement par l’UE. Vaste combat mais qui sur le sujet des services publics, au delà de certaines divergences de pratiques, devrait nous permettre de nous entendre |