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Les violations du droit syndical et les combats à mener pour combattre la crise.
Publié le 3 juillet 2010 DTD

Vaste chantier animé par des représentants de la Norvège, de l’Italie (COBAS et CGIL) du pays basque, de la France (Solidaires et FSU) et de la Turquie (DISK)

L’axe central était l’attitude des pouvoirs politiques et économiques européens tous au service du monde de la finance face à la réaction sociale animée par les syndicats. Chaque Pays a développé ses luttes les plus récentes en expliquant que toutes les colères exprimées étaient liées aux réformes en cours destinées à répondre aux objectifs financiers et juguler les effets de la crise par une régression sociale sans précédent.

On aura noté que nombre de pays ont adopté la principe de la grève générale….Faudra t’il attendre que notre situation soit celle de la Grèce pour enfin imaginer le concept dans le cadre de l’intersyndicale ?

Que ce soit en Italie, en France ou en Espagne (la liste en réalité est bien plus longue) les orientations gouvernementales sont les mêmes : réduire la dépense publique, rogner sur les droits sociaux (retraites et salaires en tête).

Nos Camarades Turcs ont tenu à préciser le contexte historique et politique de leur pays pour mieux nous faire comprendre qu’être syndicaliste en Turquie , c’est plus compliqué qu’en France par exemple.

Constitution paralysante pour l’activité syndicale, Pression patronale couplée à la répression policière . Certains militants peuvent passer plusieurs années en prison, négociations collectives impossibles. Deux chiffres : en 1980 50% des salariés étaient syndiqués, en 2010 ils ne sont plus que 4,5%.

Toutefois chaque pays a pu donner référence à toute une série de remise en cause du droit syndical qui obère la capacité des OS à s’organiser.

Les similitudes de comportement des pouvoirs envers le peuple et ses représentants sociaux ont fait dire au séminaire :

A Attaque Globale : Riposte globale !

Ce leitmotiv revient d’ailleurs souvent dans les ateliers.

Ainsi il est clair que tous ont à l’esprit la journée du 29 septembre. Et si bien sûr tous ne partagent pas la stratégie de la CSE(confédération européenne des syndicats) qui use plus du lobby que du combat syndical, tous se disent qu’il faut se servir de cette journée pour élargir la mobilisation au delà de la seule sphère syndicale.

Certain allant jusqu’à proposer que ce jour là ou autour de cette journée partout en Europe, dans les capitales, il se passe quelque chose (tout le monde n’ira pas à Bruxelles)

Il faudra certainement que le forum conclu à cette riposte globale dans le cadre d’un appel solennel.