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Travail précaire

La précarité est partie intégrante du capitalisme, la part des revenus dédiés au capital étant de plus en plus importante par rapport au travail.

En Turquie, si les travailleurs réguliers ne forment de fait qu’une seule catégorie, les précaires peuvent se classer en 3 :

-          Chômeurs (aucun droit social en Turquie)

-          Les femmes (malgré leur rôle social économiquement parlant)

-          Les travailleurs saisonniers ou illégaux.

Les précaires de fait sont difficiles à décompter et subissent de nombreux accidents de travail. Ils sont le terreau du nationalisme .

Si le chômage baisse, le nombre de travailleurs précaires augmente.

La précarité est un moyen de faire payer la crise aux travailleurs.

Malheureusement ces problèmes se retrouvent partout dans le monde ; c’est pourquoi nous devons organiser les résistances de manière internationale.

L’évolution de l’emploi induit le développement du travail précaire (CDD, temps partiel, chômage).

En Europe, 14 % des travailleurs sont en intérim, 18 % à temps partiel, principalement des femmes et des jeunes.

En France en 2009, 6 millions de personnes se sont inscrites à Pole Emploi pour 5,4 de sorties.

De nouvelles formes de précarités apparaissent partout dans le monde :

-          les travailleurs pauvres : 1,8 milliards soit 40 % de la population active (selon le BIT personne gagnant moins de 2 dollars par jour) ;

-          la valorisation de la micro-entreprise en individualisant les travailleurs ne permet pas de l’identifier dans le précaire.

Partout autour de nous, pays riches ou en développement, notre regard est notre première action. Accepter de porter ce regard c’est commencer à lutter contre la diminution des acquis et des droits sociaux.

A l’issue de cet exposé des interventions de la salle ont renforcé plusieurs caractères de la précarisation :

- Le rôle important des associations de chômeurs et de mobilisation comme les euromarches ;

- L’accélération des précarisation du fait du développement des phénomènes de sous-traitance ;

- La précarisation frappe beaucoup plus fortement les jeunes et les femmes. Ces dernières constituent l’immense majorité non seulement des pauvres mais également d’une nouvelle catégories qui explose : les travailleurs pauvres.

La précarité permet aux gouvernements et aux patronat une pression  constante sur les salaires, les horaires, les conditions de travail. Pour ce faire, ils s’assurent que les allocations chômages soient les plus faibles possibles.

Les organisations syndicales ont l’obligation de s’interroger dans un avenir proche sur leur prise en charge des enjeux de la précarisation mais dès maintenant, devant l’urgence, de s’engager dans ce combat avec les associations de chômeurs.